|
|
| AC 671. Des paires de chaque tu feras entrer dans l’arche pour les faire vivre, signifie leur régénération: on peut le voir par ce qui a été dit dans le Verset précédent, que les vrais ne peuvent être régénérés que par les biens et les plaisirs, qu'ainsi les choses qui sont de foi ne peuvent l'être que par celles qui sont de charité: c'est pour cela qu'ici il est dit que des paires de chaque espèce devaient entrer, à savoir, tant des vrais qui appartiennent à l'entendement que des biens qui appartiennent à la volonté. Chez; l’homme non régénéré, il n'y a ni entendement du vrai, ni volonté du bien; il y a seulement quelque chose qui en a l'apparence; cela est même nommé ainsi dans le langage ordinaire; cependant il peut y avoir chez lui des vrais rationnels et scientifiques, mais ils n'ont pas la vie en eux. Il peut aussi y avoir comme des biens appartenant à la volonté, mais ils sont privés de vie, semblables à ceux qui sont chez les Gentils. Il y en a même chez les brutes, mais ce sont seulement des analogues. De tels vrais et de tels biens ne sont jamais vivants chez l’homme avant qu'il ait été régénéré, par conséquent avant qu'ils aient été vivifiés par le Seigneur. Dans l'autre vie, on permit bien clairement ce qui n'est point vivant et ce qui est vivant: le vrai qui n'est pas vivant est perçu à l'instant comme quelque chose de matériel, de filamenteux, de ferme; et le bien qui n'est pas vivant, comme quelque chose de.ligneux, d'osseux, de pétrifié. Mais le vrai et le bien vivifiés par le Seigneur sont ouverts, doués de vitalité, pleins de spirituel et de céleste, toujours mis en évidence par le Seigneur, et cela, dans chaque idée et dans chaque action, et même jusque dans la plus petite partie de l'idée et de l'action. Voilà pourquoi il est dit ici que des paires devaient entrer dans l'arche pour être vivifiées. |
|
||||||||