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| AC 590. Que se repentir se rapporte à la sagesse, et que s'affliger en son coeur se rapporte à l'amour, cela ne peut être expliqué à la conception humaine, on peut seulement l'expliquer selon les choses qui sont chez l'homme, ainsi au moyen des apparences. Il y a chez l'homme, dans chaque idée de la pensée, quelque chose qui appartient à son entendement et à sa volonté, ou à sa pensée et à son amour; l'idée qui ne tire pas quelque chose de sa volonté on de son amour n'est pas une idée; car il n'est jamais possible de penser d'une autre manière; il y a une espèce de mariage perpétuel et indissoluble entre la pensée et la volonté; ainsi, aux idées de la pensée de l'homme sont inhérentes ou adhérentes les choses qui appartiennent à sa volonté ou à son amour; par ce qui a lieu chez l'homme, on voit qu'on peut, pour ainsi dire, avoir connaissance, ou plutôt avoir quelque idée de ce que renferme la Miséricorde du Seigneur, à savoir, la Sagesse et l'Amour. Ainsi, dans les Prophètes, et surtout dans Esaïe, il y a presque partout deux expressions qui s'appliquent à chaque chose; l'une enveloppe le spirituel, et l'autre le céleste: le Spirituel de la Miséricorde du Seigneur est la Sagesse, et le Céleste est l'Amour. |
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