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| AC 543. Certains esprits désiraient savoir ce que c'était que la joie céleste; il leur avait été en conséquence accordé de percevoir l'intime de leur joie jusqu'à ce degré, qu'ils ne pouvaient plus la sou-tenir; mais néanmoins ce n'était pas la joie angélique, c'en était à peine comme le moindre degré, ce qu'il me fut donné de percevoir par la communication de leur joie; elle était si faible qu'elle semblait froide, et cependant ils la disaient céleste au dernier degré, parce que c'était leur joie intime: on voyait par là que non-seulement il y a des degrés, mais même que l'intime de l'un approche à peine de l'extime ou du médium de l'autre; puis aussi que, quand un esprit reçoit l'intime de sa joie, il est dans sa joie céleste, et qu'il n'en supporterait pas une plus intérieure sans éprouver de la douleur. |
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