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| AC 537. Un certain esprit s'appliqua à mon côté gauche, me demandant si je savais comment il pourrait entrer dans le Ciel; il me fut donné de lui répondre qu'on n'était admis dans le Ciel que par le Seigneur, qui seul connaît la qualité de chacun. Tels sont plusieurs de ceux qui arrivent de notre monde; ils ne demandent qu'à entrer dans le Ciel, ignorant absolument ce que c'est que le Ciel, et ce que c'est que la joie céleste, ne sachant pas que le Ciel est l'Amour mutuel, et que la joie céleste est la joie qui en résulte; c'est pourquoi ceux qui l'ignorent sont d'abord informés de ce que c'est que le Ciel et la joie céleste, même par vive expérience; c'est ainsi qu'il en arriva à un certain esprit, nouvellement sorti du monde, qui désirait pareillement le Ciel; pour qu'il perçût quel était le Ciel, ses intérieurs furent ouverts, afin qu'il ressentît quelque chose de la joie céleste; dès qu'il en eut la sensation, il se mit à s'affliger et à se tourmenter, demandant avec supplication d'en être délivré, disant qu'il lui était impossible de vivre en raison de son anxiété: en conséquence, ses intérieurs du côté du Ciel furent fermés, et il fut ainsi remis dans son état. On peut voir par là à quels remords de conscience et à quelle anxiété sont livrés ceux qui sont seulement admis pour peu de temps dans le Ciel, quand ils ne sont pas en état d'y rester. |
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