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| AC 521. Si ces mots, il ne fut plus, parce que Dieu le prit, signifient que cette doctrine fut gardée pour l'usage de la postérité, c'est parce que Chanoch, comme il a été dit, rédigea en doctrine le perceptif de la Très-Ancienne Église, ce qui n'était pas permis dans ce temps; car connaître par la perception et apprendre par la doctrine sont des choses tout à fait différentes. Ceux qui sont dans la perception n'ont pas besoin de connaître, par le moyen d'une doctrine rédigée, ce qu'ils connais-sent. Soit un exemple pour illustration: Celui qui sait bien penser n'a pas besoin d'apprendre à pen-ser par des moyens artificiels; il perdrait par la sa faculté de bien penser, comme il arrive à ceux qui se traînent dans la poussière scolastique. Ceux qui agissent d'après la perception reçoivent du Seigneur la faculté de connaître par un chemin interne ce qui est bien et vrai, tandis que ceux qui agissent d'après une doctrine le connaissent par un chemin externe on par le moyen des sens corpo-rels; la différence est comme celle qu'il y a entre la lumière et les ténèbres. Qu'on ajoute à cela que les perceptions de l'homme céleste ne peuvent nullement être décrites, car elles se produisent dans les choses les plus intimes et les plus singulières avec toute variété selon les états et les circonstances. Mais comme il avait été prévu que le perceptif de la Très-Ancienne Église périrait, et que dans la suite on apprendrait, au moyen de doctrines, ce que c'est que le vrai et ce que c'est que le bien, ou que par les ténèbres on viendrait à la lumière, voilà pourquoi il est dit ici que Dieu le prit, c'est-à-dire qu'il garda la doctrine pour l'usage de la postérité. |
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