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| AC 448. J'ai parlé avec beaucoup d'esprits qui, dans la vie de leur corps, avaient été connus de moi, et j'ai parlé avec eux longtemps, pendant des mois et une année, d'une voix aussi claire, mais interne, comme avec des amis dans le monde. J'ai aussi fait tomber la conversation sur l’état de l'homme après la mort: ils étaient très-étonnés de ce que personne, dans la vie du corps, ne savait ou ne croyait qu'on dût vivre ainsi après la vie du corps, quand cependant la mort est la continuation de la vie, et le passage d'une vie de ténèbres à une vie brillante de lumière, et de plus en plus brillante pour ceux qui sont dans la foi envers le Seigneur. Ils voulaient que je dise à leurs amis qu'ils vivaient, et que je leur écrivisse quel était l'état de ceux d'entre eux auxquels j'avais aussi raconté plusieurs faits relatifs à leurs amis; mais je répondis que si je le leur disais, ou le leur écrivais, ils ne me croiraient pas; qu'ils traiteraient cela d'illusions; qu'ils s'en moqueraient, et demanderaient des signes ou des miracles avant de croire; qu'ainsi je m'exposerais à leur décision; et qu'il y en aurait tout au plus quelques-uns qui croiraient à la véracité de mes assertions; en effet, on nie de coeur qu'il y ait des esprits, et ceux qui ne le nient pas ne veulent néanmoins point entendre dire que quelqu'un puisse parler avec les esprits. Les idées actuelles sur les esprits n'appartinrent jamais aux temps anciens, elles sont de nos jours, ou l'on veut par le seul raisonne-ment explorer la nature des esprits qu'on prive, par des définitions et des suppositions, de toute espèce de sensations; et plus on veut être érudit, plus on persiste dans de telles idées. |
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