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| AC 446. Je me suis entretenu avec des esprits sur l'opinion des hommes qui vivent aujourd'hui en ce qu'ils ne croient point à l'esprit, parce qu'ils ne le voient pas de leurs yeux et ne le saisissent pas au moyen de leurs sciences, et ainsi en ce qu'ils nient non-seulement que l'esprit ait de l'étendue, mais encore qu'il soit une substance, parce que la question sur ce qu'on doit entendre par substance est en litige; et comme ils nient qu'il ait de l'étendue, et se disputent au sujet de la substance, ils nient même que l'esprit soit dans un lieu et conséquemment dans le corps humain, lorsque cependant l'homme le plus simple peut savoir que son âme ou son esprit est dans son corps. Comme je leur parlais ainsi, ces esprits, qui étaient des plus simples, s'étonnaient que les hommes d'aujourd'hui fussent si insensés; et comme je leur rejetais les mots sur lesquels ils se disputaient, comme parties hors de parties et autres de même genre, ils disaient que de telles expressions étaient vides de sens, bonnes pour des bateleurs et des baladins, et indignés de n’occuper jamais l'esprit de l'homme, parce qu'elles ferment le chemin qui conduit à l'intelligence. |
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