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| AC 433. Que Caïn, qui doit être vengé au septuple, signifie que c'était un sacrilège de violer la foi séparée, entendue par Caïn, ainsi qu'il a été montré au Verset 15; et que par soixante-dix-sept fois il soit signifié que le sacrilège était beaucoup plus grand, et qu'en conséquence il y avait damnation, on peut le voir par la signification de soixante-dix-sept. Que le nombre septénaire soit saint, cela vient de ce que le septième jour signifie l'Homme Céleste, l'Eglise Céleste, le Royaume Céleste, dans le sens suprême le Seigneur lui-même; de là, le nombre septénaire, partout où il se trouve dans la Parole, signifie ce qui est saint ou inviolable, et cette sainteté ou cette inviolabilité s'applique aux choses ou selon les choses dont il s'agit; de même aussi, le nombre soixante-dix qui comprend sept siècles; car le siècle, dans la Parole, est de dix années: quand on voulait parler de quelque chose de très-saint ou de très-inviolable, on disait alors soixante-dix-sept fois, comme lorsque le Seigneur dit qu'il fallait pardonner à son frère, non pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept» — Matth. XVIII. 21, 22; — par là il est entendu qu'il faut pardonner à son frère autant de fois qu'il pèche, c'est-à-dire, sans fin ou éternellement, ce qui est le saint. Or, comme il s'agit d'être vengé soixante-dix-sept fois, c'est la damnation, parce que c'était violer ce qui doit être le plus inviolable. |
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