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| AC 318. Un certain esprit vint à moi et me parla; il me fut facile de reconnaîre, à certains signes, qu'il était nouvellement sorti de la vie terrestre; d'abord, il ignorait où il était, se croyant encore dans le monde: et quand il Lui fut donné de savoir qu'il était dans l'autre vie, et que maintenant il ne possédait rien, ni maison, ni richesses, ni choses semblables, mais qu'il était dans un autre Royaume, où il se trouvait privé de tout ce qu'il avait eu dans le monde; alors, en proie à l'anxiété, il ne savait où aller, ni où se loger; mais il lui fut dit que le Seigneur Seul pourvoit aux besoins de chacun et de tous. Il fut alors livré à lui-même, pour qu'il pensât comme dans le monde; et il pensait (car dans l'autre vie les pensées de tous peuvent être clairement perçues), il pensait, dis-je, à ce qu'il allait faire, privé qu'il était de tout ce qui aurait pu le faire vivre: mais comme il était dans cette anxiété, il fut transféré au milieu des Eprits célestes qui étaient de la province du coeur, et il en réçut tous les services qu'il pouvait désirer. Ayant été, après cela, livré de nouveau à lui-même, il se mit par impulsion de charité à penser comment il pourrait reconnaître de si grands bienfaits, ce qui manifestait que, lorsqu'il était dans la vie du corps; il avait été dans la charité de la foi; c'est pourquoi il fut aussitôt enlevé dans le Ciel. |
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