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| AC 1382. Les hommes ne peuvent faire autrement que de confondre l'Infini Divin avec l'infini de l'espace; et comme ils ne saisissent l'infini de l'espace que comme n'étant rien, ainsi qu'il est effectivement, c'est pour cela qu'ils ne croient point à l'Infini Divin. Il en est de même de l'Eternel que les hommes ne peuvent saisir que comme l'éternel du temps, mais il se présente toujours par le temps chez ceux quisont dans le temps. Les Anges sont pénétrés de l'idée même de l'infini Divin, par ce fait qu'ils sont en un moment en présence du Seigneur, quand même ils seraient à l'extrémité de l'univers, sans qu'il y ait aucune interposition d'espace ou de temps; et de l'idée même de l'Eternel Divin, par ce fait que mille années ne leur apparaissent pas comme un temps, à peine s'il leur semble avoir vécu une minute; et cela vient pour l'un et pour l'autre de ce qu'ils ont tout à la fois le passé et l'avenir dans leur présent; ils n'ont par conséquent aucune sollicitude pour l'avenir; jamais aucune idée de mort ne se présente à eux; mais ils ont seulement l’idée de la vie: ainsi, dans chaque instant du présent, il y a pour eux l'Eternel et l'Infini du Seigneur. |
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