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| AC 1298. Ils eurent la brique au lieu de pierre, signifie qu'il y eut en eux le faux au lieu du vrai: c'est évident d'après la signification de la brique, qui, d'après ce qui vient d'être dit, désigne le faux; et d'après la signification de la Pierre, qui, dans un sens étendu, désigne le vrai, Voir ci-dessus, N° 643. Que les Pierres signifient le vrai, cela vient de ce que les Très-Anciens marquaient les limites par des Pierres et dressaient des Pierres comme des témoins que telle chose était ainsi, ou qu'elle était vraie; c'est ce qu'on voit par la Pierre que Jacob érigea en statue. — Genèse, XXVIII. 22; XXXV. 14. — et par la statue de pierres entre Laban et Jacob, — Genèse. XXXI. 46, 47, 52. — et par l'autel que les fils de Ruben, de Gad et de Manassé élevèrent en témoignage sur le bord du Jourdain, — Jos. XXII. 10. 28, 34. — C'est de là que, dans la Parole, les pierres ont signifié les vérités, au point que les vérités saintes qui appartiennent à l'amour ont été signifiées non-seulement par les pierres de l'autel, mais encore par les pierres précieuses sur les épaules de l'éphod d'Aharon et sur le pectoral du jugement. Quant à ce qui concerne l'Autel, quand le culte des sacrifices sur les autels a commencé, l'Autel signifiait le culte représentatif du Seigneur dans le commun, mais les Pierres étaient elles-mêmes les vérités saintes de ce culte; c'est pour cela qu'il fut commandé de construire l'Autel avec des pierres entières, non taillées, et défendu de lever le fer sur elles, — Deutér. XXVII. 5, 6, 1. Josué VIII. 31. — parce que les Pierres taillées et sur lesquelles le fer avait été levé, signifiaient des choses artificielles, et par là les choses factices du culte, c'est-à-dire, celles qui viennent du propre ou des illusions de la pensée et du coeur de l'homme, ce qui était profaner le culte, ainsi qu'il est clairement dit dans l'Exode, —XX. 25.— c'est par la même raison que le fer ne fut pas levé sur les pierres du Temple, I Rois, VI. 7. — Que les pierres précieuses sur les épaules de l'éphod d'Aharon et sur le pectoral du jugement aient de même signifié les vérités saintes, c'est ce que j'ai déjà montré, N° 114; et c'est ce qu'on voit encore dans Esaïe: «Voici, Moi je ferai disposer en escarbqucle tes» Pierres, et je (te) fonderai sur des saphirs; et je ferai tes soleils» (fenêtres) en agates, et tes portes en Pierres de rubis, et toute» ton enceinte en Pierres de désir; et tous tes fils seront les enseignés de Jéhovah, et la paix de tes fils sera abondante.» — LIV 11, 12, 13. — Les pierres ici nommées désignent les vérités saintes; c'est pour cela qu'il est dit: Tous tes fils seront les enseignés de Jéhovah. C'est aussi de là qu'il est dit dans Jean« que les fondements du mur de la ville de la sainte Jérusalem étaient ornés de toute espèce de Pierres précieuses qui sont désignées par leur nom.» — Apoc. XXI. 19, 20. — La sainte Jérusalem, c'est le Royaume du Seigneur dans les cieux et sur les terres, Royaume dont les fondements sont les vérités saintes. Les Tables de pierre sur lesquelles furent inscrits les préceptes de la Loi, ou les dix paroles, signifiaient de même les vérités saintes; c'est pour cela qu'elles étaient de pierre, ou que leur fond était une pierre, — Exod. XXIV. 12. XXXI. 18. XXXIV. 1. Deutér. V. 19. X. 1. — En effet, ces préceptes eux-mêmes ne sont que les vérités de la foi. Maintenant, puisque dans les temps anciens les Pierres ont signifié les vérités, et que, dans la suite, lorsqu'on eut commencé à exercer le culte sur des statues, sur des autels et dans un temple, les statues, les autels etle temple ont signifié les vérités saintes, on voit pourquoi le Seigneur a été nommé aussi la Pierre; dans Moïse: «Le Fort de Jacob; de là (il est) le Pasteur, la Pierre d'Israël.» — Genèse XLIX. 24. — Dans Esaïe: «Ainsi a dit» le Seigneur Jéhovah: Moi je fonde en Zion une Pierre, Pierre d'épreuve, d'angle, de prix, de fondement solide.» — XXVIII. 10. — Dans David: « La Pierre que les architectes ont rejétée est devenue la principale de l’angle.» — Ps. CXNIII. 22.— Dans Daniel, il en est de même «de la Pierre détachée du rocher et qui brisa la statue de Nébuchadnézar.» — II. 34, 35, 45.— On voit encore que les Pierres signifient les vérités, dans Esaïe: «Par la sera expiée l'iniquité de Jacob, et tout le fruit sera celui-ci;» d'éloigner son péché, quand il aura mis toutes les Pierres de l’Autel, comme des Pierres de chaux dispersées.» — XXVII. 9. — Les pierres de l'autel sont les vérités du culte qui ont été dissipées. Dans le Même: «Aplanissez le chemin du peuple, frayez,» frayez le sentier, ôtez les pierres.» — LXII. 10. — Le chemin et la pierre désignent les vérités. Dans Jérémie: «Me voici contre» toi, montagne qui détruis, je te roulerai en bas des rochers et» te changerai en montagne de Combustion: et l’on ne prendra» plus de toi une Pierre pour l’angle ou une Pierre pour les fondements.» — LI. 25, 26. — Il s'agit là de Babel; la montagne de combustion est l'amour de soi; l’on n'en prendra plus de pierre, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de vrai. |
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