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| AC 128. L'homme mondain et corporel dit dans son coeur:« Si je ne suis pas instruit sur la foi, et sur les choses qui appartiennent à la foi, par les sensuels pour que je voie, ou par les scientifiques pour que je comprenne, je ne croirai pas; et il se confirme en ce que les choses naturelles ne peuvent être contraires aux spirituelles; aussi veut-il par les sensuels être instruit des célestes et des Divins, ce qui cependant est aussi impossible qu'il l’est à un chameau de passer par le trou d'une aiguille; plus il veut devenir sage par les sensuels, plus il s'aveugle, et il arrive au point de ne rien croire, pas même qu'il existe un spirituel, et qu'il y a une vie éternelle: cela est une conséquence du principe qu'il a adopté; c'est là manger de l'arbre de la science du bien et du mal; plus il en mange, plus il devient mort. Celui, au contraire, qui veut devenir sage, non par le monde, mais par le Seigneur, celui-là dit dans son coeur qu'il faut croire au Seigneur, c'est-à-dire, aux choses que le Seigneur a prononcées dans la Parole, parce qu'elles sont des Vérités, et c'est d'après ce principe qu'il pense; celui-là se confirme par des rationnels, des scientifiques, des sensuels et des naturels, et ceux qui ne sont pas confirmatifs, il les met de côté. |
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