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| AC 10808. 10808. Ces Esprits, avec qui je venais de m'entretenir, étaient de la partie septentrionale de leur Terre ; ensuite, je fus conduit vers d'autres qui étaient de la partie occidentale ; ceux-ci, voulant aussi examiner qui j'étais et de quelle qualité j'étais, dirent aussitôt, que chez moi il n'y avait que du mal ; ils pensaient qu'ainsi je serais par intimidation détourné d'approcher de plus près ; j'aperçus que c'était de cette manière qu'ils parlaient d'abord à tous ceux qui venaient vers eux ; mais il me fut donné de répondre que je savais bien que cela était vrai, et que chez eux pareillement il n'y avait que du mal ; et cela, parce que tout homme naît dans le mal, et qu'en conséquence tout ce qui vient d'un homme, d'un esprit et d'un ange, comme du sien ou de son propre, n'est absolument que mal, puisque tout le bien qui est dans chacun vient du Seigneur ; par là ils aperçurent que j'étais dans la vérité, et je fus admis à m'entretenir avec eux ; alors ils me montrèrent leur idée sur le mal chez l'homme et sur le bien venant du Seigneur, et cornaient ils sont séparés l'un de l'autre; ils les placèrent l'un auprès de l'autre, presque comme contigus, et néanmoins distincts, mais comme attachés d'une manière inexprimable, de telle sorte.que le bien conduisait le mal, et le refrénait afin qu'il ne lui fût pas permis d'agir à son gré, et que le bien faisait ainsi plier le mal où il voulait, malgré que le mal en eût connaissance ; ils représentaient ainsi l'empire du bien sur le mal, et en même temps l'état libre dans lequel le mal est conduit par le bien vers le bien, ainsi vers le Seigneur, car d'après l'idée du bien ils avaient l'idée du Seigneur, parce que le bien vient du Seigneur. |
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