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| AC 10775. 10775. Ceux qui pensent sur la Providence Divine d'après les choses mondaines, en concluent qu'elle est seulement universelle, et que les singuliers dépendent de l'homme; mais ceux-là ne connaissent pas les arcanes du ciel ; car ils ne tirent leurs conclusions que des amours de soi et du monde et de leurs voluptés ; lors donc qu'ils voient les méchants s'élever aux honneurs et acquérir plus de richesses que les bons, et qu'ils voient aussi les méchants réussir dans leurs artifices, ils disent dans leur cœur qu'il n'en serait pas ainsi, si la Divine Providence était dans toutes et dans chacune des choses ; mais ces hommes ne considèrent pas que la Providence Divine a en vue non pas ce qui passe en peu de temps et prend fin avec la vie de l'homme dans le monde, mais ce qui demeure éternellement, par conséquent ce qui n'a point de fin. Ce qui n'a point de fin, cela Est ; mais ce qui a une fin, cela relativement n'Est point. |
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