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| AC 10751. 10751. Il m'a ensuite été donné de parler de leur Terre à ces Esprits; en effet, tous les Esprits en ont connaissance, quand leur mémoire naturelle ou externe est ouverte par le Seigneur ; car ils conservent cette mémoire avec eux en sortant du monde, mais elle n'est ouverte que selon le bon plaisir du Seigneur : les Esprits me dirent alors, au sujet de la terre où ils avaient vécu, que, lorsqu'ils en ont la permission, ils apparaissent aux habitants de leur terre, et s'entretiennent avec eux, comme des hommes ; et que cela se fait en ce qu'ils sont remis dans leur mémoire naturelle ou externe, et par suite dans la pensée dans laquelle ils étaient quand ils vivaient dans le monde, et qu'alors s'ouvre chez les habitants la vue intérieure ou la vue de leur esprit, et que c'est ainsi qu'ils leur apparaissent : ils ajoutèrent que les habitants ne peuvent faire autrement que de croire qu'ils sont avec des hommes de leur terre, et qu'ils ne s'aperçoivent de leur erreur que quand eux disparaissent tout à coup à leurs yeux. Je leur dis que cela était pareillement arrivé sur notre Terre dans les anciens temps, par exemple, à Abraham, à Sarah, à Loth, aux habitants de Sodome, à Manoach et à son épouse, à Josué, à Marie, à Elisabeth, et en général aux Prophètes ; que le Seigneur était apparu de la même manière, et que ceux qui L'ont vu ne pouvaient faire autrement que de croire que c'était un homme de la terre, avant qu'il Se fût révélé ; mais qu'aujourd'hui cela arrive rarement, afin que les hommes ne soient point par là contraints de croire, car la foi contrainte, telle qu'est celle qui entre par les miracles, ne reste point, et même serait nuisible à ceux chez qui la foi par la Parole pourrait être implantée dans un état non contraint. |
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