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| AC 10622. 10622. Et en absolvant il n'absoudra point, signifie la tolérance jusqu'à la consommation : on le voit par la signification d'absoudre, en ce que c'est remettre le péché, mais quand il est ajouté il n'absoudra point, c'est tolérer; que ce soit jusqu'à la consommation, c'est parce que le mal est toléré par le Seigneur jusqu'à ce qu'il ait été consommé ou rempli. Dans la Parole, ça et là, il est parlé de la consommation du siècle, et il est dit du mal qu'il a été consommé, ou qu'il n'a point été consommé ; et que, quand il a été consommé, alors se fait la Visitation : comme ceci est signifié par ces paroles, « en absolvant il n'absoudra point, » il sera dit en peu de mots ce qui est signifié par là : Dans le commun, par la consommation il est entendu la fin d'une Église ; et il y a fin d'une Église, alors qu'il n'y a plus aucune charité ni aucune foi, parce qu'alors l'Église s'est entièrement détournée du Seigneur, et n'est plus dans aucun bien, mais est dans le mal; alors il est dit qu'il y a consommation de l'Église, et alors se fait la Visitation ; quand la Visitation se fait, tous ceux qui sont dans le mal sont rejetés, et tous ceux qui sont dans le bien sont reçus ; la Visitation se fait dans l'autre vie où sont ensemble tous ceux qui ont été d'une Église, depuis son commencement jusqu'à sa fin ; le rejet des méchants dans l'enfer, et la salvation des bons alors, voilà ce qui est appelé le jugement dernier. Dans le particulier, la consommation se fait chez chaque homme presque semblablement ; chacun, quand il vient dans l'autre vie, ce qui arrive aussitôt après la mort, est toléré parmi les bons, quoiqu'il soit mauvais ; mais, après un certain laps de temps, ses intérieurs sont ouverts; s'ils sont mauvais, il est alors porté par degrés dans son mal, jusqu'à ce qu'il soit lui-même son mal quant à la volonté, et le faux de son mal quant à l'entendement ; cela fait, le mal est dit consommé chez lui, et alors il est jeté dans l'enfer ; voilà ce qui est entendu par « en absolvant il n'absoudra point : » la même chose est entendue quand Jéhovah dit à Moscheh : « Maintenant, va, conduis ce peuple vers où je t'ai dit; voici, mon Ange ira devant toi, et au jour de ma visitation je visiterai sur eux leur péché. »—Exod., XXXII. 34. Que la consommation soit la fin de l'Église, on le voit par les passages suivants : dans Jérémie « Avec Israël et avec Jehudah je ne ferai point consommation, ni innocent te rendant je ne te rendrai point, car il n'y a point d'espoir pour ta fracture; maligne est la plaie, des médicaments de rétablissement il n'y en a point pour toi. » — XXX. 11, 12, 13, XLVI. 28. — Dans le Même : « Consommée est ton iniquité, fille de Sion ; visitée sera ton iniquité, fille d'Edom ; il manifestera tes péchés. » Lament., IV. 22. — Dans Daniel : « Soixante-dix semaines ont été décidées sur ton peuple pour consommer la prévarication, et pour sceller les péchés, et pour expier l'iniquité : enfin sur l'oiseau des abominations la désolation, et jusqu'à la consommation. » — IX. 24, 27. — Dans Matthieu : « La moisson est la consommation du siècle; de même qu'est cueillie l'ivraie, et qu'au feu elle est brûlée, de même il en sera à la consommation du siècle. » — XIII. 39, 40. Dans le Même : « Les disciples dirent à Jésus : Dis-nous quel (sera) le signe de ton avènement, et de la consommation du siècle? » — XXIV. 3. Dans le Même : « Jésus dit : Voici. Moi, avec vous je suis tous les jours, jusqu'à la consommation du siècle. » XXVIII. 20. |
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