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| AC 10561. 10561. Et Toi, tu ne m'as point fait connaître qui tu enverras avec moi, signifie que cela sans l'auspice Divin ne peut être fait : on le voit par la signification d'envoyer avec Moscheh et avec cette nation, quand c'est Jéhovah qui envoie, en ce que c'est le Divin qui conduira, ainsi qu'il va être montré; et comme Moscheh savait qu'à la vérité il pouvait introduire le peuple dans la terre de Canaan, mais que si cela était fait sans la conduite et sans l'auspice Divin, ils ne viendraient point en possession de cette terre, cela enveloppe et signifie que chez cette nation ne serait point instituée l'Église, selon ce qui vient d'être rapporté, N° 10559, 10560 : de là, il est évident que par « fais monter ce peuple, mais tu ne m'as point fait connaître qui tu enverras avec moi, » il est signifié que l'Église ne pouvait point être instituée chez cette nation sans l'auspice Divin ; c'est ainsi que les anges perçoivent ces paroles, de quelque manière que les hommes les entendent, car les anges perçoivent toutes les choses de la Parole selon le sens interne, et les hommes les entendent selon le sens externe dans lequel cependant est le sens interne. Qu'envoyer avec eux, quand c'est Jéhovah qui enverra, ce soit le Divin qui conduira, c'est parce que être envoyé par Jéhovah signifie le Divin qui conduit, et aussi le Divin qui procède; c'est pour cela que dans la langue originale les anges sont appelés anges du mot « être envoyé; » et c'est pour cela que le Seigneur se dit si fréquemment « envoyé par le Père, » ce qui signifie le Divin procédant, voir N° 4710, 6831 : d'après ces observations, on voit clairement ce qui est entendu dans le sens interne par « qui tu enverras avec moi. » |
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