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| AC 10555. 10555. Comme parle un homme à son prochain, signifie la conjonction du vrai et du bien : on le voit par la signification de parler, en ce que c'est la perception mutuelle, et par suite la conjonction, comme ci-dessus, N° 10554 ; par la signification de l’homme (viri), en ce qu'il est le vrai, N° 3134, 3459, 4823, 7716, 9007 ; et par la signification du prochain, en ce que c'est le bien avec lequel est conjoint le vrai : dans la Parole il est dit, ça et là, l’homme et le prochain, ou l'homme et le compagnon, et par là il est signifié mutuellement, comme aussi par l'homme et le frère ; et quand il est signifié mutuellement, il est entendu une conjonction mutuelle, telle qu'elle est entre le vrai et le bien ; car le vrai se conjoint mutuellement avec le bien, et cela, parce que le vrai a son être par le bien, et que le bien a sa qualité dans le vrai ; dans le ciel il n'y a aucun vrai qui n'ait pas été conjoint à un bien, par la raison que le vrai n'est rien sans le bien, et que le bien n'est rien sans le vrai ; car le vrai sans le bien est comme l'exister sans l'être, et le bien sans le vrai est comme l'être sans l'exister ; ou le vrai sans le bien est comme le corps sans la vie, et le bien sans le vrai est comme la vie sans le corps ; si donc ils n'ont point été conjoints, ils ne sont point quelque chose, d'après quoi se fasse quelque chose, ou ils ne sont point quelque chose, dont puisse se dire quelque chose du Ciel et de l'Église : il en est du vrai et du bien comme du comprendre sans le vouloir, et du vouloir sans le comprendre, chez l'homme; l'un, à la vérité, existe séparé d'avec l'autre, par exemple, comprendre le vrai et le bien, et ne point les vouloir; mais alors comprendre a son vouloir d'autre part que du bien, il l'a du vouloir pour soi ou à cause de soi, auquel comprendre le vrai et le bien sert de moyen : quiconque réfléchit bien peut savoir que chez l'homme comprendre a sa vie d'après son vouloir, et que sans le vouloir il n'est rien ; et que comprendre et vouloir se regardent mutuellement, et ont été conjoints : il en est de même du vrai et du bien, par conséquent de la foi et de l'amour ; si le vrai n'est pas conjoint au bien, ou la foi à l'amour, ce n'est ni le vrai ni le bien, ou ni la foi ni l'amour. Ces choses ont été, dites, afin qu'on sache ce qui est entendu par la conjonction mutuelle, qui est signifiée dans le sens spirituel par l'homme et le compagnon, ou par l'homme et le prochain, et aussi par l'homme et le frère. |
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