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Nom du Livre (Arcanes Célestes)
 
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AC 10490. 10490. Et tuez, l'homme son frère, et l'homme son compagnon, et l'homme son proche, signifie l'action de fermer quant à l'influx du bien et du vrai et de ce qui y est allié, afin qu'il n'y ait aucune réception ni aucune communication : on le voit par la signification de tuer, en ce que c'est ôter la vie spirituelle, ainsi le bien de l'amour et le vrai de la foi ; ici donc fermer, afin qu'il n'y en ait aucune réception ni aucune communication; celles-ci étant enlevées, la vie spirituelle est ôtée aussi, il ne reste, que la vie naturelle; que tuer, ce soit ôter la vie spirituelle, voir N° 3387, 3395, 3607, 6767, 7043, 8902 ; par la signification du frère, en ce que c'est le bien de l'amour et de la charité, N° 3815, 4121, 4191, 5509, 5686, 5692, 6756 ; par la signification du compagnon, en ce que c'est le vrai de ce bien ; et par la signification du proche, eu ce que c'est ce qui a été conjoint à ce bien et à ce vrai, N° 5911, 9378, ainsi ce qui est allié, car les alliés sont les proches : de là, il est évident que par « tuez, l'homme son frère, et l'homme son compagnon, et l'homme son proche, » il est signifié l'action de fermer l'interne chez cette nation, quant à l'influx du bien, du vrai, et de ce qui y est allié, afin qu'il n'y en ait aucune réception, et qu'il n'y ait aucune communication avec eux. Voici ce qui a lieu : Comme cette nation était idolâtre de cœur, et entièrement dans les amours dans lesquels est l'enfer, et que néanmoins chez elle il devait être institué un culte représentatif des célestes, les internes étaient par conséquent entièrement fermés chez elle : il y avait deux raisons pour que les internes fussent fermés; l'une, afin qu’il y eût conjonction avec le ciel par leurs externes sans l’interne ; l'autre, afin que les choses saintes de l'Église et du Ciel ne fussent point profanées ; car si cette nation eût reconnu les internes du culte, qui sont les choses saintes de l'Eglise et du Ciel représentées par eux, elle les aurait souillées et profanées ; c'est de là qu'il a été révélé à cette nation peu de chose dans la lumière au sujet du ciel et de la vie après la mort ; et c'est de là qu'ils ont absolument ignoré que le Royaume du Messie était dans le ciel : que cette nation soit encore telle aujourd'hui, cela est notoire ; mais que l'on voie ce qui a été montré sur cette nation dans les articles cités ci-dessus, N° 10396; par exemple, qu'ils étaient entièrement dans les externes sans aucun interne, N° 4293, 4311, 4459 f., 4834, 4844, 4847, 4865, 4868, 4874, 4903, 4913, 9320, 9373, 9380, 9381 ; que de là leur culte a été seulement externe, N° 3147, 3479, 8871 ; qu'ils n'ont pas voulu connaître les internes du culte et de la Parole, N° 3479, 4429, 4433, 4680; que s'ils avaient connu les saints internes ils les auraient profanés, N° 3398, 3489, 4289 ; que c'est pour cela qu'il ne leur a pas non plus été donné de les connaître, N° 301, 302, 304, 2520, 3769; que néanmoins par les externes du culte, qui étaient les représentatifs des célestes chez eux, il y a eu communication avec le ciel, N° 4311, 4444, 6304, 8588, 8788, 8806. C'est donc là ce qui est entendu et signifié par ces paroles, « tuez, l'homme son frère, l'homme son compagnon, et l'homme son proche. » Celui qui ne sait pas que les frères, les compagnons, les proches, et plusieurs autres termes de parenté, signifient les biens et les vrais de l'Église et du Ciel, et leurs opposés qui sont les maux et les faux, ne peut pas savoir ce qu'enveloppent plusieurs passages de la Parole, où ces termes se rencontrent, comme dans les passages suivants ; par exemple, dans Matthieu : « Ne pensez pas que je sois venu mettre la paix sur la terre; je suis venu mettre, non pas la paix, mais l'épée; car je suis venu mettre en division l'homme contre son père, et la fille contre sa mère, et la bru contre sa belle-mère; et ennemis de l'homme ceux de sa maison. Qui aime père ou mère plus que Moi n'est pas digne de Moi ; et qui aime fils ou fille plus que Moi n'est pas digne de Moi ; et qui ne prend pas sa croix, et ne suit pas derrière Moi, n'est pas digne de Moi. » — X. 34, 35, 36, 37, 38 ; — là, il s'agit des combats spirituels, qui sont les tentations que doivent subir ceux qui seront régénérés ; ainsi, il s'agit de débats alors chez l'homme entre les maux et les faux, qui lui viennent de l'enfer, et les biens et les vrais qui lui viennent du Seigneur ; comme ces combats sont décrits ici, voilà pourquoi il est dit, « qui ne prend pas sa croix, et ne suit pas derrière Moi, n'est pas digne de Moi ; » par la croix il est entendu l'état de l'homme dans les tentations ; celui qui ne sait pas que de telles choses sont signifiées par l'homme et le père, par la fille et la mère, par la bru et la belle-mère, croira que le Seigneur est venu dans le monde enlever la paix dans les maisons et dans les familles, et y mettre la division, tandis que cependant il est venu donner la paix et enlever les divisions, selon ses paroles dans Jean, Chap. XIV. Vers. 27, et ailleurs : que le débat entre l'homme interne et l'homme externe soit décrit ici, on le voit par la signification de l'homme et du père, de la fille et de la mère, de la bru et de la belle-mère, dans le sens interne ; dans ce sens l'homme est le bien qui procède du Seigneur, le père est le mal qui vient du propre de l'homme, la fille est l'affection du bien et du vrai, la mère est l'affection du mal et du faux, la bru est le vrai de l'Église adjoint à son bien, et la belle-mère est le faux adjoint à son mal : et comme c'est ainsi qu'est décrit le combat entre les biens et les maux et entre les faux et les vrais chez l'homme, voilà pourquoi il est dit aussi qu'ennemis de l'homme seront ceux de sa maison ; ceux de la maison signifient les choses qui sont chez l'homme, ainsi les choses qui sont les propres de l'homme; et les ennemis, dans le sens spirituel, sont les maux et les faux qui attaquent les biens et les vrais : que ce soit là ce qui est signifié par l'homme, le père, la fille, la mère, la bru et la belle-mère, c'est ce qui a été montré ça et là dans les explications. Il en est de même de ces paroles dans Matthieu : « Le frère livrera le frère à la mort, et le père le fils, et les enfants se soulèveront contre les parents, et les feront mourir. » — X. 21 : — et de même de celles-ci dans Luc : « Si quelqu'un vient à Moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et son épouse, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi son âme, il ne peut être mon disciple; et quiconque ne porte point sa croix, et ne vient point après Moi, ne peut être mon disciple ; ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut être mon disciple. » — XIV. 26, 27, 33 ; — qui ne voit que ces paroles doivent être entendues autrement que selon la lettre, spécialement par cette considération, qu'il est dit qu'on doit haïr père, mère, épouse, enfants, frères, sœurs, pour qu'on puisse être disciple du Seigneur, puisque d'après les préceptes du Seigneur, personne ne doit avoir de haine, pas même envers un ennemi ? Matth., V. 43, 44; —que les propres de l'homme, qui sont les maux et les faux dans leur ordre, soient entendus par ces noms, cela est évident, car il est dit aussi, que l'homme doit haïr son unie, et renoncer à tout ce qu'il a, c'est-à-dire, à ses propres ; l'état de la tentation ou du combat spirituel est aussi décrit ici, car il est dit, « quiconque ne porte point sa croix, et ne vient point après Moi, ne peut être mon disciple ; » être le disciple du Seigneur, c'est être conduit par le Seigneur et non par soi-même, ainsi par les biens et les vrais qui procèdent du Seigneur, et non par les maux et les faux qui viennent de l'homme. La Parole doit être entendue de même ailleurs où ces noms sont mentionnés; par exemple, dans Jérémie : « A mes paroles ils ne font point attention; et ma loi, ils la rejettent; c'est pourquoi, ainsi a dit Jéhovah : Voici, je vais ; mettre devant ce peuple des achoppements, afin que s'y heurtent pères et fils ensemble, le voisin et son compagnon, et qu'ils périssent. » — VI. 19, 21. — Dans Jérémie : « Je les disperserai, l'homme avec son frère, et les pères et les fils ensemble; je n'épargnerai point, je ne pardonnerai point, je n'aurai point compassion, que je ne les détruise. » — XIII. 14. — Dans le Même : « Jéhovah a multiplié ceux qui trébuchent, et même est tombé l'homme sur son compagnon. » — XLVI. 16. — Et dans Esaïe : « Je mettrai aux prises l'Egypte avec l'Egypte, de telle sorte que combatte l'homme contre son frère, et l'homme contre son compagnon. » — XIX. 2; — dans ces passages aussi, de semblables choses sont entendues par les pères, les fils, les frères et les compagnons.

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