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| AC 10455. 10455. Et il dit à Moscheh : Voix de guerre dans te camp, signifie l'attaque du vrai et du bien, qui appartiennent au Ciel et à l'Eglise, par les faux et tes maux qui proviennent de l'enfer : on le voit par la signification de la voix, en ce qu'elle est la pensée et l'affection, qui sont les intérieurs de la voix, ainsi la qualité des intérieurs, N° 10454; par la signification de la guerre, en ce que c'est le combat du vrai d'après le bien contre le faux d'après le mal, et dans le sens opposé le combat du faux d'après le mal contre le vrai d'après le bien, ainsi qu'il va être montré; et par la signification du camp, en ce que c'est l'Église et le Ciel, car le camp des fils d'Israël représentait l'Église et le Ciel, voir N° 10038 ; il est donc évident que par « voix de guerre dans le camp, » il est signifié l'attaque du vrai et du bien, qui appartiennent à l'Église et au Ciel, par les faux et les maux qui proviennent de l'enfer : il est dit qui proviennent de l'enfer, parce que tous les faux et tous les maux proviennent de là, et parce qu'ici le camp, puisqu'on y adorait le veau d'or, signifie l'enfer, voir plus bas, N° 10458. Que ce soit là ce qui est signifié par la voix de guerre dans le camp, c'est parce que maintenant dans le sens interne il s'agit des intérieurs de la nation Israélite, intérieurs qui étaient contre les vrais et les biens de l'Église et du Ciel, au point qu'elle les rejetait entièrement ; en effet, les intérieurs de cette nation avaient été envahis par les amours de soi et du monde ; et, où règnent ces amours, là sont continuellement attaqués les vrais et les biens de l'Église, quoique les externes dans le culte paraissent être saints ; le saint du culte chez ceux-là est le moyen, et la prééminence et l'opulence sont les fins ; ainsi les choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église sont les moyens, et celles qui appartiennent au monde et à soi sont les fins ; la fin propter quem commande chez l'homme, et le moyen sert; il s'ensuit que chez ceux-là le ciel sert et le monde commande; que par conséquent le monde est à la place suprême, ainsi à la place de la tête, et le ciel à la place inférieure, ainsi à la place des pieds; si donc le ciel ne favorise point leurs amours, il est mis sous les pieds, et il est foulé et refoulé; tel est le renversement dans ceux chez qui règnent les amours de soi et du monde ; de là vient aussi que ceux-là, inspectés par les anges, apparaissent renversés, la tête en bas et les pieds en haut. Que la Guerre soit le combat du vrai contre le faux, et dans le sens opposé le combat du faux contre le vrai, c'est parce que la guerre dans le sens spirituel n'est pas autre chose : de tels combats sont aussi signifiés dans le sens interne par les Guerres dans les Historiques de la Parole, et même par les Guerres dans les Prophétiques, comme on peut le voir par les passages de la Parole rapportés, N° 1664, 8273. Celui qui ne sait pas que les guerres dans la Parole signifient des guerres dans le sens spirituel, ne peut pas savoir ce qu'enveloppent les choses qui sont dites des Guerres dans Daniel, Chap., VII, VIII, XI; et dans l'Apocalypse ça et là; et dans les Évangélistes, où il s'agit des derniers temps de l'Église, Matth., XXIV. 5, 6, 7. Marc., XIII. 7, 8 ; et ailleurs. C'est de là aussi que tous les instruments de guerre, comme épées, lances, boucliers, arcs, flèches, et plusieurs autres, signifient des choses qui appartiennent au combat spirituel ; il en a été souvent parlé dans les explications. |
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