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| AC 10416. 10416. Et ils se levaient pour jouer, signifie la réjouissance de leurs intérieurs, et le consentement : on le voit par la signification de jouer, en ce que c'est la réjouissance des intérieurs; en effet, le jeu provient de là, car c'est l'actif du corps qui, d'après l'allégresse du mental (animus) se montre comme effet ; et toute réjouissance et allégresse vient des plaisirs des amours dans lesquels est l'homme; que ce soit aussi le consentement qui est signifié, c'est parce que toute réjouissance intérieure a en soi le consentement ; car si quelque chose n'est pas d'accord et blâme, la réjouissance est détruite ; la réjouissance intérieure est dans le libre de l'homme, et tout libre vient de l'amour que rien ne contrarie. Puisque, dans la Parole, les internes sont décrits par les externes, de même aussi les joies et les allégresses, qui sont dans les intérieurs de l'homme, sont décrites par les jeux et les danses, comme dans les passages suivants ; dans Jérémie : « La ville sera bâtie sur sa cime, alors sortira d'eux la confession et la voix de ceux qui jouent. » — XXX. 18, 19. —Dans le Même : « De nouveau je te bâtirai, afin que tu sois bâtie, vierge d'Israël ; de nouveau tu orneras tes tambourins, et tu sorti tiras au milieu d'un chœur de joueurs; leur âme deviendra comme un jardin arrosé, et ils ne continueront plus à se plaindre ; et la vierge se réjouira dans la danse, et les jeunes gens et les vieillards ensemble ; je changerai leur deuil en joie. »— XXXI. 4, 12, 13. — Dans Zacharie : « Les places de la ville seront remplies de jeunes garçons et déjeunes filles qui joueront. » — VIII. 5. Dans David : « Louez le nom de Jéhovah avec le tambourin et par la danse. » — PS., CXLIX. 3. PS., CL. 4. — Dans le Même : « Tu as changé mon deuil en danse, pour moi. » — PS., XXX. 12. — Dans Jérémie : « Elle a cessé, la joie de notre cœur ; elle s'est changée en deuil, notre danse. » —Lament. V. 15. — Comme les jeux et les danses signifiaient les joies et les allégresses des intérieurs qui procèdent de l'amour, c'est pour cela qu'après que les Égyptiens eurent été submergés dans la mer de Suph, Miriam avec les femmes sortit avec des tambourins en dansant. »—Exod., XV. 20 ; —et que David, quand l'arche fut conduite de la maison d'Obed-Édom dans la ville de David, « dansait en trépignant et sautait devant Jéhovah. » II Sam. VI. 12,16. — Que les intérieurs soient exposés et décrits dans la Parole par les extérieurs, on le voit par ce passage dans David : « Tu as fait cette Mer grande et large d'espace; là, les navires viennent, ce Léviathan que tu as formé pour s'y jouer. » — PS. CIV. 25, 26 ;—Celui qui ne sait pas qu'il y a un sens spirituel dans chacune des choses de la Parole, ne sait autre chose, sinon qu'ici par la mer et par les navires il est entendu une mer et des navires, et par le Léviathan les baleines qui y sont, et que par jouer il est entendu leurs courses et leurs accouplements ; mais ce n'est point en de telles choses que consiste la Parole, qui est Divine jusqu'au moindre iota ; quand, au contraire, au lieu de ces choses on entend les spirituels qui sont signifiés, elle devient Divine ; la mer dans le sens interne est l'assemblage des vrais scientifiques, ainsi l'externe chez l'homme et dans l'Église ; les navires sont les connaissances et les doctrinaux d'après la Parole ; le Léviathan est le scientifique dans le commun, et jouer est le plaisir qui en procède ; que la mer soit l'assemblage des vrais scientifiques, on le voit N° 28, 2850, 8184, 9340 ; et les navires, les connaissances et les doctrinaux d'après la Parole, N° 1977, 6385 ; et le Léviathan, le scientifique dans le commun, N° 7293 ; ainsi jouer est le plaisir et la réjouissance qui en procèdent, ce qui arrive, quand les scientifiques confirment les spirituels, et sont d'accord avec eux. |
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