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| AC 10400. 10400. Car ce Moscheh, cet homme qui nous a fait monter de la terre d'Egypte, nous ne savons ce qui en est pour lui, signifie qu’il a été entièrement ignoré ce que c'est qu'un autre Divin Vrai qui, dans la Parole, élève l'homme de l'externe à l'interne, et fait l'Église : on le voit par la représentation de Moscheh, en ce qu'il est la Parole, ainsi le Divin Vrai, comme il a été montré aux articles cités, N° 9372 ; de là, le dubitatif et le négatif que le Divin Vrai soit autre que celui qui se montre dans le sens de la lettre, sont signifiés par « ce Moscheh, cet homme, nous ne savons ce qui en est pour lui; » s'il est dit cet homme, c'est parce que l'homme (vir) dans la Parole signifie le vrai, voir N° 3134, 3309, 3459, 7716, 9007 ; et par la signification de faire monter les fils d'Israël de la terre d'Egypte, en ce que c'est l'élévation depuis l'homme naturel ou externe jusqu'à l'homme interne ou spirituel, pour qu'il devienne Église; car par la terre d'Egypte il est signifié le naturel ou l'externe de l'Église, par faire monter il est signifié l'élévation, et par les fils d'Israël l'Église : que la terre d'Egypte soit le naturel ou l'externe de l'Église, on le voit dans les articles cités, N° 9391 ; puis aussi que faire monter, c'est élever de l'externe à l'interne, N° 3084, 4539, 4969, 5506, 5817, 6007, ainsi de l'homme naturel à l'homme spirituel; et que les fils d'Israël sont l'Église, dans les articles cités, N° 9340; il est donc évident que par « ce Moscheh, cet homme, qui nous a fait monter de la terre d'Egypte, nous ne savons ce qui en est pour lui, » il est signifié qu'il a été entièrement ignoré ce que c'est qu'un autre Divin Vrai qui, dans la Parole, élève l'homme de l'externe à l'interne, et fait l'Église, et qui n'est point celui qui se montre dans la lettre : de même aussi pensent et parlent tous ceux qui sont dans les externes sans les internes ; et tous ceux qui sont dans les amours de soi et du monde sont dans les externes sans les internes ; car chez eux l'homme interne a été fermé, et il n'y a d'ouvert que l'homme externe; et ce que l'homme externe, quand il lit la Parole, voit sans l'interne, il le voit dans l'obscurité, car la lueur naturelle sans la lumière qui vient du ciel n'est qu'obscurité dans les choses spirituelles ; et la lumière qui vient du ciel entre par l'homme interne dans l'homme externe, et l'éclairé : c'est de là qu'il a existé tant d'hérésies, et que la Parole a été appelée par quelques hommes le Livre des hérésies, et qu'on ignore entièrement qu'il y a dans la Parole quelque interne; et ceux qui pensent que cependant il y a un interne ne savent pas néanmoins où il est : que ce soient de tels hommes qu'on doit entendre par le dragon qui de sa queue entraîna du ciel la troisième partie des étoiles, et la jeta sur la terre, — Apoc., Chap. XII. 4, — c'est ce qui sera, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, montré ailleurs : que ceux-là, qui le veulent, observent si quelqu'un aujourd'hui sait autre chose, sinon que le Divin Même de la Parole est le sens de sa lettre ; mais aussi qu'ils considèrent si dans ce sens quelqu'un peut savoir les Divins Vrais de la Parole autrement que par la doctrine qui en dérive; et que, si celui-là n'a pas pour flambeau la doctrine, il est entraîné dans des erreurs, partout où l'obscurité de son entendement et le plaisir de sa volonté le conduisent et l'emportent : la doctrine qui doit servir de flambeau est celle qu'enseigne le sens interne, ainsi elle est le sens interne lui-même, qui est en quelque manière évident pour chacun, quoique celui-là qui est dans l'externe par l'interne, c'est-à-dire, dont l'homme interne est ouvert, ne sache pas ce que c'est que le sens interne; car le ciel, qui est dans le sens interne de la Parole, influe chez cet homme quand il lit la Parole, il l'illustre et lui donne la perception, et ainsi il l'instruit : bien plus, si on le veut croire, l'homme interne chez l'homme est d'après lui-même dans le sens interne de la Parole, puisqu'il est un ciel dans une très-petite forme, et que par conséquent, lorsqu'il a été ouvert, il est avec les anges dans le ciel, c'est pourquoi il est aussi avec eux dans une semblable perception ; c'est même ce qu'on peut voir en ce que les idées intellectuelles intérieures de l'homme ne sont pas telles que sont ses idées naturelles auxquelles néanmoins elles correspondent; tant que l'homme vit dans le corps il ignore quelles elles sont, mais il vient spontanément dans ces idées quand il arrive dans l'autre vie, parce qu'elles ont été insitées en lui, et par elles il est aussitôt en société avec les anges : de là, il est évident que l'homme, dont l'interne a été ouvert, est dans le sens interne de la Parole, quoiqu'il ne le sache pas; de là pour lui l'illustration, quand il lit la Parole, mais une illustration selon la lumière qu'il peut avoir au moyen des connaissances qui sont chez lui : mais qui sont ceux-là, c'est ce qu'on voit, N° 9025, 9382, 9409, 9410, 9424, 9430, 10105, 10324. |
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