|
|
| AC 10367. 10367. Et au septième jour Sabbath de Sabbath, signifie l'état du bien, qui est la fin propter quem, ainsi quand l'homme devient Église et entre dans le Ciel : on le voit par la signification du septième jour, en ce que c'est l'état du bien, qui est la fin propter quem ; en effet, quand les six jours qui précèdent signifient chez l'homme l'état qui précède le mariage céleste et y prépare, le septième jour signifie quand l'homme est dans ce mariage ; ce mariage est la conjonction du vrai et du bien chez l'homme, ainsi quand l'homme devient Église et entre dans le Ciel : si l'homme entre dans le Ciel et devient Église quand il est dans le bien, cela vient de ce que le Seigneur influe dans le bien chez l'homme, et par le bien dans le vrai ; l'influx se fait dans l'homme interne où est le ciel de l'homme, et par l'homme interne dans l'homme externe où est le monde de l'homme ; c'est pourquoi, si l'homme n'est pas dans le bien, son homme interne n'est pas ouvert, mais il reste fermé, quoiqu'il soit dans les vrais quant à la doctrine ; et comme le ciel est dans l'homme interne, voilà pourquoi quand celui-ci est ouvert, l'homme est dans le ciel, car le ciel n'est point dans un lieu, mais il est dans les intérieurs de l'homme : que l'homme ait été créé à l'image et du ciel et du monde, son homme interne à l'image du ciel, et son homme externe à l'image du monde, on le voit aux articles cités, Nos 9279, 9706. Quiconque réfléchit peut savoir que l'homme est tout entier tel qu'il est quant au bien, et non quant au vrai sans le bien ; car c'est par son bien et selon ce bien qu'il agit avec autrui, qu'il sent avec autrui, qu'il se conjoint à autrui, qu'il se laisse conduire par autrui, mais non par le vrai, ni selon le vrai, à moins que le vrai ne concorde avec son bien : quand il est dit le bien, il est entendu le plaisir, la volupté ou l'amour de l'homme, car toutes les choses qui appartiennent à son plaisir, à sa volupté ou à son amour, sont des biens pour lui, et en tant qu'il est abandonné à lui-même au point de penser d'après soi, elles sont des vrais qui sont favorables à ces biens : de là, on peut voir que l'homme est conjoint au Seigneur par le bien, et nullement par le vrai sans le bien. Il a déjà été, il est vrai, souvent question de la conjonction avec le Seigneur par le bien, lorsqu'il a été traité de la régénération ; mais comme l'homme de l'Église aujourd'hui s'applique beaucoup aux vrais qui appartiennent à la foi, et peu au bien qui appartient à l'amour, et que par suite il est dans l'ignorance sur le bien, je vais encore dire quelque chose de la conjonction du bien et du vrai, qui est appelée mariage céleste : L'homme naît dans les maux de tout genre, et par suite dans les faux de tout genre, ainsi de lui-même il a été condamné à l'enfer ; afin donc qu'il soit arraché de l'enfer, il faut absolument qu'il renaisse par le Seigneur ; c'est cette renaissance qui est appelée régénération ; or, pour qu'il renaisse, il doit d'abord apprendre les vrais ; ceux qui sont de l'Église doivent les apprendre d'après la Parole, ou d'après la Doctrine tirée de la Parole : la Parole et la Doctrine tirée de la Parole enseignent ce que c'est que le vrai et le bien, et le vrai et le bien enseignent ce que c'est que le faux et le mal ; si l'homme ne sait pas ces choses là, il ne peut en aucune manière être régénéré, car il reste dans ses maux et dans les faux du mal, et il appelle ceux-là biens, et ceux-ci vrais : c'est pour cela que les connaissances du vrai et du bien doivent précéder, et illustrer l'entendement de l'homme : en effet, l'entendement a été donné à l'homme, pour qu'il soit illustré par les connaissances du bien et du vrai, afin qu'elles soient reçues par sa volonté et deviennent le bien ; car les vrais deviennent le bien, quand l'homme les veut, et que d'après le vouloir il les fait : par là, on voit clairement de quelle manière le bien est formé chez l'homme, et que si l'homme n'est pas dans le bien, il n'est pas né de nouveau ou régénéré : lors donc que l'homme est dans le bien quant à la volonté, il est dans les vrais de ce bien quant à l'entendement ; car l'entendement chez l'homme fait un en actualité avec sa volonté, puisque ce que l'homme veut il le pense quand il est livré à lui-même ; voilà ce qui est appelé conjonction du vrai et du bien ou mariage céleste : soit qu'on dise vouloir le bien, ou qu'on dise aimer le bien, c'est la même chose, car ce que l'homme aime il le veut ; et alors soit qu'on dise comprendre le vrai qui appartient au bien, ou qu'on dise le croire, c'est aussi la même chose ; il suit de là que chez l'homme régénéré l'amour et la foi font un : c'est cette conjonction, ou ce mariage, qui est appelée l'Église, et le Ciel, et aussi le Royaume du Seigneur, et même dans le sens suprême le Seigneur chez l'homme. Mais ceux qui aiment leurs maux, qu'ils ont ou reçus par héritage et confirmés dès l'enfance chez eux, ou ajoutés par eux-mêmes et dont ils se sont imbus de nouveau, peuvent, il est vrai, saisir et en quelque sorte comprendre les vrais d'après la Parole ou d'après la doctrine tirée de la Parole, mais néanmoins ils ne peuvent être régénérés ; en effet, chaque homme est tenu par le Seigneur dans cet état quant à l'entendement, afin qu'il soit régénéré ; mais quand l'homme aime ses maux, l'intellectuel de son homme interne n'est point imbu de ces vrais ; c'est seulement l'intellectuel de son homme externe qui en est imbu, et cet intellectuel est purement scientifique : de tels hommes ne savent pas ce que c'est que le bien, et ne se soucient pas de le savoir, ils veulent seulement savoir ce que c'est que le vrai : de là vient qu'ils placent l'Église et le Ciel dans les vrais qui sont appelés vrais de la foi, et non dans les biens qui appartiennent à la vie ; ils expliquent même la Parole de diverses manières en faveur de leur principe : c'est de là que chez ces hommes, qui ne sont pas en même temps dans les vrais quant à la vie, il n'y a point de conjonction du vrai, ainsi point d'Église ni de Ciel ; et même les Vrais, qui sont appelés vrais de la foi, sont séparés d'eux dans l'autre vie, car le mal de la volonté les rejette, et à leur place succèdent des faux conformes aux maux dans lesquels ils sont. Maintenant, d'après ces explications, on peut voir ce que c'est que la conjonction du bien et du vrai, qui est signifiée par le Sabbath. Si cette conjonction est appelée sabbath, c'est à cause du repos, car le sabbath est le repos ; en effet, quand l'homme est dans le premier état, c'est-à-dire, quand il est conduit au bien par les vrais, il est dans les combats contre les maux et les faux qui sont chez lui ; car par les combats, qui sont les tentations, les maux et les faux du mal sont écartés et séparés, et il n'y a pas de repos avant que le bien et le vrai aient été conjoints ; alors il y a repos pour l'homme, et il y a repos pour le Seigneur ; car l'homme ne combat pas contre les maux et les faux, mais le Seigneur combat chez lui. Si le sabbath dans le sens suprême signifie le Divin Humain du Seigneur, c'est parce que le Seigneur, quand il était dans le monde, a combattu d'après son Humain contre tous les enfers et les a subjugués, et qu'il a en même temps remis les cieux en ordre ; et, après ce travail, il a uni son Humain au Divin, et l'a fait aussi Divin Bien ; de là pour Lui alors le repos, car les enfers n'osent rien contre le Divin : c'est donc de là que par le sabbath, dans le sens suprême, il est entendu le Divin Humain du Seigneur : mais sur ce sujet on peut voir ce qui a été montré précédemment, par exemple, que le Seigneur, quand il était dans le monde, a d'abord fait Divin Vrai son Humain, afin qu'il pût combattre contre les enfers et les subjuguer ; et qu'ensuite il a glorifié son Humain et l'a fait Divin Bien du Divin amour, aux articles cités, Nos 9199, 9315, puis, Nos 9715, 9809 ; que le Seigneur, quand il était dans le monde, a soutenu les tentations les plus fortes, aux articles cités, N° 9528 f. ; que par là il a eu la Divine puissance de sauver l'homme, en éloignant de lui les enfers, et ainsi en le régénérant, Nos 10019, 10152 ; sur les deux états de l'homme qui est régénéré par le Seigneur, aux articles cités, N° 9274 ; que l'homme ne vient pas dans le ciel avant que chez lui ait été faite la conjonction du vrai et du bien, Nos 8516, 8539, 8722, 8772, 9139, 9832 ; que la régénération de l'homme est l'image de la glorification du Seigneur, Nos 3138, 3212, 3296, 3490, 4402, 5688. |
|
||||||||