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| AC 10295. 10295. Senteurs, signifie les affections d'après le bien spirituel : on le voit par la signification des aromates senteurs, en ce qu'ils sont les affections du vrai d'après le bien, N° 10291 ; que ce soit d'après le bien spirituel, cela a été montré, Nos 10254, 10290, 10293 f. Si le parfum a été composé d'aromates qui signifient les vrais d'après le bien spirituel, ou, ce qui est la même chose, si les vrais qui sont signifiés par ces aromates, appartiennent à la classe spirituelle, c'est parce que le parfum signifie le culte Divin qui se fait par les vrais provenant de ce bien ; car ce sont les confessions, les adorations, les prières, et autres choses semblables, qui sont spécialement signifiées par le parfum, voir N° 9475 ; de telles choses sortent du cœur par les pensées et par le langage ; que ce culte se fasse par les vrais spirituels, c'est ce qu'on peut voir d'après les idées dans lesquelles est l'homme quand il est dans ce culte ; en effet, les idées dans lesquelles est alors l'homme, proviennent de sa mémoire et par conséquent de son intellectuel, et les choses qui procèdent de là sont appelées des spirituels. Quant à ce qui concerne le culte Divin d'après le bien céleste, tel qu'est le culte chez ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur, il ne se fait ni par des confessions, ni par des adorations, ni par des prières, comme chez ceux qui sont dans le Royaume spirituel, ainsi non par des vrais provenant de la mémoire, mais il se fait par les vrais provenant du cœur, qui font un avec l'amour même dans lequel ils sont ; en effet, les vrais chez eux ont été inscrits dans leur amour, lors donc que d'après l'amour ils font les préceptes, ils les font en même temps d'après les vrais, sans penser aux vrais d'après le doctrinal, ainsi sans les évoquer de la mémoire. Que tel soit l'état de ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur, on peut le voir d'après ce qui a été montré sur ce Royaume et sur le Royaume spirituel dans les articles cités, N° 9277. Que le parfum signifie les confessions, les adorations et les prières, qui procèdent de la pensée par la bouche, on le voit, Nos 9475, 10177, 10198. |
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