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Nom du Livre (Arcanes Célestes)
 
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AC 10235. 10235. Et tu feras un Bassin d'airain, signifie le bien du naturel de l'homme, dans lequel il y a purification : on le voit par la signification du bassin, dans lequel est l'eau pour laver, en ce qu'il est le naturel de l'homme, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification de l'airain, en ce que c'est le bien de ce naturel, Nos 425, 1551. Dans ce qui va suivre il s'agit de la Lavation, et il est dit qu'Aharon et ses fils laveraient leurs mains et leurs pieds, quand ils entreraient dans la Tente de Convention, ou quand ils approcheraient vers l'Autel pour exercer leur ministère ; et ailleurs il est dit que ceux qui étaient devenus impurs se laveraient eux et leurs vêtements, et qu'ainsi ils seraient purs ; de là on peut conclure que la lavation a représenté la purification des maux ; ainsi la lavation du corps et des vêtements, la purification du cœur et du mental : quiconque pense d'après quelque illustration peut voir que la lavation n'enlevait pas les maux du cœur et du mental, mais ôtait seulement les saletés du corps et des vêtements, et qu'après qu'elles avaient été ôtées, les maux ne demeuraient pas moins ; et que les maux ne pouvaient en aucune manière être enlevés par les eaux, mais qu'ils l'étaient par la pénitence. D'après cela, il est de nouveau évident que les cérémonies, qui ont été instituées chez la nation Israélite, étaient des externes qui représentaient des internes, et que les internes étaient les saints mêmes de l'Église chez eux, mais que les externes n'étaient pas saints sans les internes : que cette nation néanmoins ait toujours placé tout le saint dans les externes, et n'ait admis rien de saint dans les internes, on le voit par les paroles du Seigneur dans Matthieu : « Malheur à vous Scribes et Pharisiens, hypocrites ! vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais en dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle, nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin qu'aussi l'extérieur devienne net. Semblables vous vous faites à des sépulcres blanchis, qui au dehors, il est vrai, paraissent beaux, mais au dedans sont pleins d'os de morts et de toute impureté. » — XXIII. 25, 26, 27 ; puis aussi Marc, VII. 2 à 8 ; et Luc, XI. 39. — Si le Bassin signifie le naturel, c'est parce que par s'y laver il est signifié la purification des maux, et que la purification des maux se fait dans le naturel ; et en outre, les vases en général signifient les choses qui sont de l'homme naturel, Nos 3068, 3079, 9394, puisque le naturel est le récipient des spirituels qui sont de l'homme interne. Par le naturel il est entendu l'externe de l'homme, c'est-à-dire, ce qui est appelé l'homme Externe. Il peut sembler étrange que le Bassin signifie le naturel de l'homme ; mais il faut qu'on sache qu'ici, dans le sens interne, il s'agit de la purification des maux, et que c'est l'homme qui est purifié ; il s'ensuit que quelque chose de l'homme est signifié par ce dans quoi se faisait la lavation, par laquelle il est signifié la purification ; que ce quelque chose soit le naturel, c'est parce que là, comme il a été dit, se fait la purification : outre cela, tous les objets qui avaient été construits pour le culte chez la nation Israélite et Juive, signifiaient des choses qui sont du Ciel et de l'Église, par conséquent des choses qui sont chez l'homme ; car s'ils n'eussent pas signifié quelque chose chez l'homme, ils n'auraient rien représenté. Puisque par le bassin il est signifié le naturel de l'homme, par les eaux dans le bassin les vrais qui appartiennent à la foi, et par la lavation la purification des maux, on peut d'après cela savoir ce qui était signifié par la Mer d'Airain près du Temple, et aussi ce qui était signifié par les douze Bœufs qui la portaient ; pareillement ce qui était signifié par les dix autres Bassins placés aussi près du Temple, et par les lions, les bœufs et les Chérubins qui y étaient sculptés ; puis, par les roues, semblables à celles d'un char, placées sous ces bassins ; on voit clairement ce que signifiaient toutes ces choses, quand on sait ce qui est signifié par le bassin, par l'eau et par la lavation, et quand on sait ce qui en est de la purification des maux chez l'homme, car toutes ces choses, en général et en particulier, étaient des représentatifs des célestes et des spirituels. La Mer d'airain faite par Salomon, et placée près du Temple, est décrite ainsi : « II fit la Mer en fonte, dix coudées de son bord à son bord, ronde tout autour ; cinq coudées sa hauteur ; et une ligne de trente coudées l'environnait tout autour. Des coloquintes au-dessous de son bord qui allaient autour, dix par coudée entourant la Mer tout autour. Elle se tenait sur douze bœufs, trois regardant le septentrion, et trois regardant l'occident, et trois regardant le midi, et trois regardant l'orient ; mais la Mer sur eux en haut, et toutes leurs parties postérieures en dedans. Son épaisseur, une paume ; son bassin, comme l'ouvrage du bassin d'un calice, une fleur de lys. Deux mille baths elle contenait ; et fut placée la Mer au côté droit de la maison, vers l'orient du côté du midi. » — I Rois, VII 23, 24, 25, 26, 39 : — ce Vase ou ce Bassin est appelé Mer, parce que la Mer signifie le Scientifique dans le commun, et parce que tout Scientifique est de l'homme naturel ; que la Mer soit le scientifique dans le commun, on le voit, Nos 28, 2850, 8184 ; et que le scientifique appartienne à l'homme naturel, on le voit, Nos I486, 3019, 3020, 3309, 3310, 5373, 6004, 6023, 6071, 6077, 9918 : si ce Bassin était comme l'ouvrage du bassin d'un calice, c'était parce que le calice, la coupe ou le verre, signifient aussi le scientifique qui appartient à l'homme naturel ou sensuel, Nos 9557, 9996 ; les douze bœufs signifiaient tous les biens de l'homme naturel et sensuel dans le complexe, parce qu'ils servaient de base, et que la base signifie ce qui est le dernier et soutient ; que douze signifie toutes choses dans le complexe, on le voit, Nos 3272, 3858, 3913 ; et que le bœuf soit le bien de l'homme naturel, on le voit, Nos 2781, 9135 : s'ils regardaient vers toutes les plages du monde, c'était parce que le bien de l'homme naturel est le réceptacle de toutes les choses qui influent du monde, tant celles qui se réfèrent aux biens que celles qui se réfèrent aux vrais ; le diamètre de dix coudées signifiait le plein ; N° 3107 ; et la circonférence de trente coudées signifiait un complexe plein, N° 9082 ; les deux mille baths signifiaient la conjonction du bien et du vrai, ainsi la purification et la régénération, car la régénération n'est autre chose que la conjonction du bien et du vrai ; deux mille signifie la même chose que deux, car les nombres multipliés signifient la même chose que les nombres simples dont ils proviennent, Nos 5291, 5335, 5708, 7973 ; que deux soit la conjonction, on le voit, Nos 5194, 8423 : la Mer en fonte placée au côté droit vers l'orient du côté du midi, signifiait que c'est vers le Seigneur, car le Seigneur est l'Orient, Nos 101, 9668 ; la Maison ou le Temple est le Ciel et l'Église, où est le Seigneur, N° 3720. Maintenant, d'après cela, on peut voir ce qui était signifié par la Mer en fonte, par conséquent ce qui était signifié par le bassin, à savoir, que c'était le naturel de l'homme, dans lequel se fait la purification.

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