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| AC 10219. 10219. Et qu'il n'y ait point sur eux de plaie quand on les dénombrera, signifie afin qu'il n'y ait point la peine du mal en faisant les biens comme par soi-même : on le voit par la signification de la plaie, en ce que c'est la peine du mal, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification de dénombrer les fils d'Israël, en ce que c'est mettre en ordre et disposer les vrais et les biens de la foi et de l'amour, N° 10217, ainsi les faire ; il est dit comme par soi-même, parce que les biens que fait l'homme, il les fait comme par lui-même ; il ne perçoit pas autrement, avant qu'il soit dans la foi d'après l'amour ; en effet, les biens influent du Seigneur, et sont reçus par l'homme, et ceux qui sont reçus ne sont pas d'abord sentis autrement que dans lui-même et venant de lui ; et il ne perçoit pas qu'ils procèdent du Seigneur, avant de venir dans la connaissance et ensuite dans la reconnaissance d'après la foi ; car auparavant il ne peut pas réfléchir qu'il influe quelque chose du Divin, ni en aucune manière le percevoir, c'est-à-dire, le sentir en soi-même, avant qu'il commence à vouloir et à aimer que cela soit ainsi : il en est de cela comme de la vie elle-même chez l'homme, et comme des deux facultés intérieures de la vie, qui sont l'Entendement et la Volonté ; avant d'avoir été instruit, qui est-ce qui ne croit avoir en soi-même la vie, et qu'ainsi ce que par suite il fait est fait par lui-même ; pareillement pour l'entendement et la volonté ; et cependant non-seulement la vie dans le commun, mais aussi l'entendement et la volonté influent ? les vrais de l'entendement et les biens de la volonté influent du ciel d'après le Seigneur, mais les faux de l'entendement et les maux de la volonté influent de l'enfer ; car s'il n'y a pas chez l'homme des esprits et des anges, par lesquels se fait l'influx, l'homme ne peut pas même vivre un seul instant, ni par conséquent penser et vouloir, comme on peut le voir par les nombreuses expériences rapportées à la fin de plusieurs Chapitres, où il a été traité de l'influx ; voir les articles cités, Nos 9223, 9276 f., 9682 : mais tant que l'homme croit qu'il fait tout par lui-même, tant les biens que les maux, les biens ne l'affectent pas, et les maux s'attachent à lui ; mais dès qu'il reconnaît et croit que les biens influent du Seigneur, et non de lui, et que les maux influent de l'enfer, les biens l'affectent, et les maux ne s'attachent point à lui ; et même autant les biens l'affectent, autant les maux sont éloignés, ainsi autant il en est purifié et délivré : mais tant que l'état de l'homme est tel, qu'il ne peut percevoir ni sentir l'influx des procédant du Seigneur, il fait les biens comme par lui-même, mais néanmoins il doit reconnaître et croire que c'est par le Seigneur ; quand cela arrive, il est aussi délivré des maux ; mais pour qu'il soit délivré des maux, il faut que cette reconnaissance soit non pas une confession de la bouche seule, mais une confession du cœur lui-même. Que la plaie soit la peine du mal, on le voit sans explication ; il y a trois plaies ou trois peines, lesquelles suivent ceux qui s'attribuent les vrais et les biens de la foi et de l'amour, ou qui croient mériter le ciel par leurs œuvres, car ceux qui se les attribuent croient aussi mériter par eux-mêmes le ciel ; ces trois peines sont, 1° qu'ils ne peuvent rien recevoir du bien de l'amour ni du vrai de la foi ; 2° que les maux et les faux les poursuivent continuellement ; 3° et que les vrais et les biens reçus par l'enfance périssent ; ces trois peines sont signifiées par les trois plaies qui ont été proposées à David par Gad le prophète, à cause du dénombrement du peuple ; et ces trois plaies étaient, 1° sept années de famine ; 2° une fuite de trois mois devant l'ennemi ; 3° une peste de trois jours, — II Sam., XXIV. 13 ; — en effet, la famine signifie le manque et la pénurie de biens et de vrais qui appartiennent à la foi et à l'amour, car ces biens et ces vrais sont signifiés par le pain, les aliments, le froment, l'orge, l'huile et le vin, qui manquent pendant la durée de la famine ; par la fuite devant l'ennemi, dans le sens interne, il est entendu la persécution faite par les maux et par les faux, car ceux qui s'attribuent les biens et les vrais ne peuvent pas combattre contre les maux et les faux qui proviennent de l'enfer, N° 9978, et qui sont dans le sens spirituel les ennemis devant qui l'on fuit et par qui l'on est persécuté ; la peste signifie la vastation et la consomption des biens et des vrais, qui ont été reçus par l'enfance, N° 7505. David choisit la peste, et par elle moururent soixante-dix mille hommes, cela signifiait que chez la nation Israélite et Juive tout vrai et tout bien de la foi et de l'amour périraient ; ce qui aussi est arrivé, car ils ne reconnaissaient pas le Seigneur, de qui cependant procèdent tous les biens et tous les vrais ; les trois jours signifiaient jusqu'au plein ; c'est aussi ce que signifiaient les soixante-dix mille hommes qui moururent. |
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