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Nom du Livre (Arcanes Célestes)
 
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AC 10199. 10199. Un parfum d'aromates, signifie une audition et une réception agréable : on le voit par la signification du parfum, en ce que c'est l'audition et la réception de toutes les choses du culte d'après l'amour et la charité, par le Seigneur, N° 10177 ; et par la signification des aromates, en ce que ce sont les choses agréables ; que les aromates soient les choses agréables, c'est d'après l'odeur, car l'odeur signifie le perceptif, par suite l'odeur suave le perceptif agréable, et l'odeur puante le perceptif désagréable : en effet, toutes les choses que l'homme perçoit par les organes sensoria, signifient des spirituels qui se réfèrent au bien de l'amour et aux vrais de la foi, comme l'odorat, le goût, la vue, l'ouïe et le toucher ; de là l'odorat signifie le perceptif du vrai intérieur d'après le bien de l'amour ; le goût, la perception et l'affection de savoir et d'être sage ; la vue, l'entendement des vrais de la foi ; l'ouïe, le perceptif d'après le bien de la foi, et d'après l'obéissance ; et le toucher en général la communication, la translation et la réception ; s'il en est ainsi, c'est parce que toutes les sensations externes tirent leur origine des sensations internes appartenant à l'entendement et à la volonté ; ainsi, dans l'homme, des vrais de la foi et du bien de l'amour ; car les sensations internes constituent l'intellectuel et le volontaire de l'homme ; toutefois, les sensations internes, qui sont les sensations propres de l'entendement et de la volonté chez l'homme, n'ont pas ce sens qu'ont les sensations externes, mais elles se changent en de telles choses quand elles influent ; en effet, toutes les choses que l'homme sent par les organes sensoria externes, influent des internes, car tout influx vient des internes dans les externes, et non vice versâ, puisqu'il n'existe pas d'influx physique, c'est-à-dire, d'influx du monde naturel dans le monde spirituel, mais qu'il y a influx du monde spirituel dans le monde naturel ; les intérieurs de l'homme, qui sont les propres de son entendement et de sa volonté, sont dans le monde spirituel, et les externes de l'homme, qui sont les propres des sens du corps, sont dans le monde naturel : d'après cela, on peut encore voir ce que c'est que la correspondance, et quelle est la correspondance. Qu'en général l'odorat corresponde à la perception selon la qualité de la chose, on le voit, Nos 1514, 1517, 1518, 1519, 3577, 4624 à 4634, 10054 ; le goût, à la perception et à l'affection de savoir et d'être sage, Nos 3502, 4791 à 4805 ; la vue, à l'entendement des vrais de la foi, Nos 3863, 4403 à 4421, 4567, 5114, 5400, 6805 ; l'ouïe, à la perception du bien de la foi, et à l'obéissance, Nos 3869, 4652 à 4660, 7216, 836l, 9311, 9926 ; et que le toucher soit la communication, la translation et la réception, voir N° 10130. 11 est donc évident que les aromates signifient des choses qui sont perçues agréablement, telles que sont celles qui proviennent de l'amour et de la charité, spécialement les vrais intérieurs, parce qu'ils en proviennent, comme on le voit dans la Parole par ces passages, dans Ésaïe : « Au lieu d'aromates puanteur il y aura ; et au lieu de ceinture, débraillement ; et au lieu d'un ouvrage entrelacé, calvitie. » — III. 24 ; — là, il s'agit des filles de Sion, par lesquelles est signifiée l'Église céleste, Église qui est dans les vrais intérieurs d'après le bien de l'amour envers le Seigneur ; l'aromate y est le vrai intérieur ; la puanteur, la privation de ce vrai ; la ceinture est la conjonction ; et le débraillement, la dissipation de l'enchaînement et de l'ordre ; l'ouvrage entrelacé est le vrai scientifique, qui est le vrai extérieur ou le vrai de l'homme externe ; et la calvitie, la privation de ce vrai ; que la ceinture soit la conjonction et le lien afin que toutes choses soient tenues dans l'enchaînement pour qu'elles tendent à une seule fin, on le voit, No 9828 ; et l'ouvrage entrelacé, le vrai scientifique, N° 2831 ; et la calvitie, la privation de ce vrai, N° 9960. Dans Ezéchiel : « L'aigle grand, grand d'ailes, est venu sur le Liban, et il y a pris le rameau du cèdre, et il l'a porté dans la terre de Canaan, dans la ville des marchands d'aromates il en a placé la tête. » — XVII. 3, 4 ; — là, dans le sens interne, il s'agit des commencements de l'Église spirituellle, et de son accroissement, et ensuite de sa perversion et de sa fin ; l'aigle grand d'ailes signifie le vrai intérieur de cette Église, Nos 3901, 8764 ; les ailes sont les vrais extérieurs, Nos 8764, 9514; le Liban est cette Église ; le cèdre du Liban est le vrai de l'Église spirituelle ; la ville des marchands d'aromates, c'est où il y a la doctrine du vrai intérieur ; que les villes dans la Parole signifient les doctrines, on le voit, Nos 402, 2449, 3216, 4492, 4493 ; il est dit la ville des marchands d'aromates à cause des vrais intérieurs. Dans le Même : « Les négociants de Schébah et de Raamah par le principal de l'aromate, et par toute pierre précieuse et par l'or, ils ont fourni ton commerce. » — XXVII. 22 ; — là, il s'agit de Tyr, par laquelle est signifiée l'Église quant aux connaissances du bien et du vrai ; les négociants sont ceux qui ont ces connaissances et qui les communiquent ; Schébah et Raamah sont ceux qui sont dans les connaissances des célestes et des spirituels ; le principal de l'aromate, c'est ce qui est agréable d'après les vrais intérieurs ; la pierre précieuse, ce sont ces vrais eux-mêmes, et l'or est le bien de ces vrais ; que Tyr soit l'Église quant aux connaissances intérieures du bien et du vrai, et dans le sens abstrait ces connaissances elles-mê-mes, on le voit, N° 1201 ; les négociants, ceux qui les ont et les communiquent, Nos 2967, 4453 ; Schébah et Raamah, ceux qui sont dans les connaissances des célestes et des spirituels, Nos 1171, 3240 ; la pierre précieuse, le vrai intérieur, Nos 9863, 9865, 9873, 9874 ; et l'or le bien de ce vrai, voir ce qui a été cité, Nos 9874, 9881. Par là, on voit clairement ce qui était représenté quand la Reine de Schébah vint à Jérusalem vers Salomon avec des chameaux qui portaient des aromates, et de l'or, et des pierres précieuses, » — I Rois, X. 1, 2 ; — et quand des sages de l'orient offrirent à Jésus, qui venait de naître, de l'or, de l'encens, et de la myrrhe. » — Matth., II. 11. — Comme les aromates signifiaient les vrais intérieurs, ainsi des choses qui étaient agréables, c'est pour cela que le parfum était composé d'aromates, comme aussi l'huile d'onction, ainsi qu'on le voit dans la suite de ce Chapitre. Par les vrais intérieurs il est entendu ces vrais qui sont devenus vrais de la vie et de l'affection de l'homme, ainsi qui sont intérieurement chez lui ; mais non les vrais qui sont seulement dans la mémoire, et ne sont point devenus vrais de la vie ; ceux-ci sont appelés vrais externes respectivement, car ils ne sont point inscrits dans la vie, mais ils le sont seulement dans la mémoire, puisqu'ils résident dans l'homme externe, et non dans l'homme interne : les vrais de la foi, qui ont été inscrits dans la vie, sont dans la volonté, et ceux qui sont dans la volonté sont dans l'homme interne ; car par les vrais de la foi l'homme interne est ouvert, et la communication se fait avec les cieux : il est donc évident que les vrais intérieurs chez l'homme sont ceux qui proviennent du bien de l'amour et de la charité ; soit qu'on dise la volonté, ou qu'on dise l'amour, c'est la même chose, car ce qui appartient à la volonté de l'homme appartient à son amour ; c'est pourquoi les vrais inscrits dans la vie, lesquels sont appelés vrais intérieurs, sont ceux qui ont été inscrits dans l'amour, ainsi ceux qui ont été inscrits dans la volonté, dont ensuite ils procèdent, quand ils se manifestent dans le langage et dans l'acte ; en effet, le ciel, dans lequel est l'homme interne qui a été ouvert, influe non pas immédiatement dans les vrais, mais médiatement par le bien de l'amour ; or, le ciel ne peut point entrer chez l'homme, quand l'homme interne a été fermé, puisque là il n'y a aucun bien de l'amour qui reçoive ; c'est pourquoi, ceux chez qui l'homme interne n'a point été ouvert par les vrais provenant du bien de l'amour et de la charité, chez eux influe l'enfer avec les faux provenant du mal, attendu que les vrais de la foi, même les vrais intérieurs, résident seulement dans l'homme externe, c'est-à-dire, dans la mémoire. D'après cela, on peut maintenant voir ce qui est entendu par les vrais intérieurs, qui sont agréables, et sont signifiés par les aromates, à savoir, que ce sont ceux qui proviennent du bien de l'amour et de la charité.

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