|
|
| AC 10156. 10156. Qui les ai retirés de la terre d'Egypte, signifie qu'on est sauvé de l'enfer par le Seigneur: on le voit par la signification d'être retiré de la terre d'Egypte, en ce que c'est être délivré de l'enfer, Nos 8866, 9197 ; ainsi être sauvé. Si la terre d'Egypte signifie l'enfer, c'est parce que cette terre dans le sens réel signifie le naturel et son scientifique; et qu'être retiré de l'homme naturel, et de son scientifique, et être élevé dans l'homme spirituel et dans l'intelligence et la sagesse de cet homme, c'est aussi être retiré de l'enfer ; car l'homme naît naturel, mais devient spirituel par la régénération ; et s'il ne devient pas spirituel, il est dans l'enfer ; en effet, la science de l'homme naturel, c'est-à-dire, de l'homme non régénéré, est dans la lumière du monde ; mais l'intelligence de l'homme spinîtuel, c'est-à-dire, de l'homme régénéré, est dans la lumière du ciel ; et tant que l'homme est seulement dans la lumière du monde, il est dans l'enfer ; mais quand il est en même temps dans la lumière du ciel, il dans le ciel : ceux aussi qui sont seulement dans la science naturelle, et par suite dans nulle autre lumière que la lumière du monde, ne peuvent croire en aucune manière les choses qui sont du ciel ; et même s'ils veulent entrer dans ces choses par leur lueur, qui est appelée lueur naturelle, il se présente à eux une sorte d'obscurité qui les aveugle, et fait que le céleste n'est rien ; car ce qui dans le mental apparaît comme obscurité est comme rien : de là vient que l'homme entièrement naturel, quoiqu'il se croie dans la lumière plus que les autres, nie de cœur les Divins et les célestes ; c'est aussi pour cela que tant d'érudits se réduisent par leurs sciences à une semblable folie, car un grand nombre d'entre eux nient, plus que les simples, les choses qui appartiennent à la foi de l'Église et du Ciel : il en est autrement chez ceux qui se laissent élever par le Seigneur dans la lumière du Ciel ; en effet, ceux-ci sont d'abord élevés au-dessus des scientifiques qui appartiennent à l'homme naturel ; et ensuite ils voient par la lumière du ciel les choses qui sont dans leur homme naturel, lesquelles sont appelées scientifiques, et ils les discernent bien, en adoptant celles qu'ils saisissent et qui sont convenables, et en rejetant ou mettant de côté celles qu'ils ne saisissent pas et qui ne sontpas convenables : en un mot, voici ce qu'il en est : Tant que l'homme est entièrement naturel, ses intérieurs qui voient d'après la lumière du ciel ont été fermés, et ses extérieurs qui voient d'après la lumière du monde ont été ouverts, et alors l'homme regarde en bas, c'est-à-dire, vers le monde et vers lui-même, car de ce côté aboutissent toutes les choses qui appartiennent à sa volonté et à sa pensée; et où regarde l'homme, là aussi se tourne son cœur, c'est-à-dire, sa volonté et son amour : au contraire, quand l'homme devient spirituel, ses intérieurs, qui voient d'après la lumière du ciel, sont ouverts, et alors l'homme regarde en haut, ce qui a lieu par une élévation faite par le Seigneur, ainsi il regarde vers le ciel et vers le Seigneur ; là aussi sont élevées toutes les choses qui appartiennent à sa volonté et toutes celles qui appartiennent à sa pensée, ainsi là est élevé son cœur, c'est-à-dire, son amour. Eu effet, l'homme a été créé de telle sorte, que quant à son interne, il a été formé à l'image du ciel, et quant à son externe, à l'image du monde, Nos 6057, 9279 ; et cela, afin que le ciel et le monde soient conjoints chez l'homme, et qu'ainsi par l'homme le Seigneur puisse influer du ciel dans le monde, et le gouverner dans le particulier chez chacun, et dans le commun chez tous, et ainsi conjoindre l'un et l'autre, et par là faire que dans le monde il y ait aussi l'instar du ciel : mais quand l'homme ne s'occupe que du monde, le ciel a été fermé chez lui, tandis que quand il se laisse élever par le Seigneur, le ciel est ouvert chez lui, et le monde lui est soumis ; et quand cela arrive, l'enfer est séparé de lui et est éloigné : et alors pour la première fois l'homme sait ce que c'est que le bien et ce que c'est que le mal, mais non auparavant : c'est là ce qui est appelé l'image de Dieu chez l'homme, — Gen. I. 27, 28. — Ceci a été dit, afin qu'on sache ce que c'est que l'homme spirituel et ce que c'est que l'homme naturel, et que l'homme purement naturel, s'il n'est devenu spirituel par le Seigneur, est l'enfer ; par conséquent, afin qu'on sache pourquoi l'Egypte signifie l'enfer, quand elle signifie aussi le naturel et son scientifique ; que l'Egypte signifie le scientifique, on le voit dans les articles cités, N° 9340 ; on voit aussi que par suite elle signifie le naturel, art. cités, N° 9391 ; et l'enfer, N°s 8866, 9197. |
|
||||||||