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| AC 10153. 10153. Et j'habiterai au milieu des fils d'Israël, signifie la présence du Seigneur et son influx par le bien dans le Ciel et dans l'Église : on le voit par la signification d'habiter, quand il s'agit du Seigneur, en ce que c'est être présent et influer ; que ce soit parle Divin Bien, c'est parce qu'habiter se dit du bien, Nos 2268, 2451, 2712, 3613, 8269, 8309; aussi est-il dit au milieu, parce que le milieu signifie l'intime, et que l'intime est le bien ; que l'intime soit signifié par le milieu, on le voit, N°s 2940, 5897,6084, 6103; — et par la représentation des fils d'Israël, en ce qu!ils sont l'Église, N° 9340. Si habiter au milieu, quand il s'agit du Seigneur, signifie sa présence et l'influx par le Divin Bien, c'est parce que le Seigneur influe et est présent chez l'homme dans le bien que l'homme reçoit du Seigneur ; en effet, le bien fait l'homme lui-même, . car chacun est tel qu'est son bien ; par le bien est entendu l'amour, puisque tout ce qu'on aime est appelé bien : que l'amour ou le bien de l'homme fasse l'homme, quiconque sonde un autre le sait ; car après qu'il l'a sondé, il le conduit par son amour où il veut, tellement que quand celui-ci est tenu dans son amour, il n'est plus maître de lui-même, et qu'alors les raisons qui sont contre sod amour ne prévalent en rien, tandis que celles qui sont d'accord avecson amour prévalent en toutes choses. Qu'il en soit ainsi, on le voit clairement dans l'autre vie : Là, tous les esprits sont connus d'après leurs amours, et quand ils sont tenus dans ces amours, ils ne peuvent rien faire qui y soit opposé, car agir contre ces amours, c'est agir contre eux-mêmes ; aussi les esprits sont-ils les formes de leurs amours ; ceux qui sont dans les cieux sont des formes de la charité et de l'amour céleste, formes d'une si grande beauté qu'elles ne peuvent être décrites ; ceux qui sont dans les enfers sont des formes de leurs amours, c'est-à-dire, des amours de soi et du monde, ils sont par conséquent des formes de la haine et de la vengeance, ainsi des monstres tels qu'il n'est pas non plus possible de les décrire. Puis donc que l'homme tout entier est tel qu'est son amour, il est évident que le Seigneur ne peut pas être présent chez l'homme dans un amour mauvais, mais qu'il est présent dans un amour bon, ainsi dans le bien de l'homme : on croit que le Seigneur est présent dans le vrai qui est appelé vrai de la foi ; cependant il n'est point présent dans le vrai qui est sans le bien ; mais là où est le bien, il est présent dans le vrai par le bien, et autant le vrai conduit au bien et procède du bien, autant le Seigneur est présent dans le vrai : on ne peut pas dire que le vrai sans le bien soit intérieurement dans l'homme, il est seulement dans sa mémoire comme scientifique; il n'entre point dans l'homme et ne le constitue pas avant d'appartenir à la vie ; el le vrai appartient à la vie, quand l'homme l'aime, et que d'après l'amour il vit selon ce vrai ; quand cela arrive, le Seigneur habite chez l'homme ; c'est aussi ce que le Seigneur enseigne dans Jean : « Celni qui a mes préceptes et les fait, c'est celui-là qui M'aime, et Moi je l'aimerai ; et je Me manifesterai Moi-Même à lui ; et mon Père l'aimera, et vers lui nous viendrons, et de meure chez lui nous ferons. » —: XIV. 21, 23 ; — Se manifester Lui-Même, c'est illustrer dans les vrais de la foi d'après la Parole ; venir vers lui, c'est être présent ; et faire demeure chez lui c'est habiter dans son bien. |
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