|
|
| AC 10137. 10137. Et une libation du quart d'un hin de vin, signifie le vrai spirituel autant qu'il en faut pour la conjonction : on le voit par la signification du vin, en ce que c'est le vrai, Nos1071, 1798, 6377, ici le vrai spirituel correspondant au bien spirituel d'après le céleste, qui est signifié par la fleur de farine mêlée d'huile, No10136; car dans la Parole lorsqu'il s'agit du bien il s'agit aussi du vrai, et même du vrai du même genre dont provient le bien, parce que toutes choses, en général et en particulier, dans le ciel et aussi dans le monde, se réfèrent au bien et au vrai, et à l'un et à l'autre pour qu'elles soient quelque chose; car le bien sans le vrai n'est pas le bien, et le vrai sans le bien n'est pas le vrai, voir les articles cités, N°s 9263, 9314 ; de là vient que lorsqu'on offrait une minchah, qui était le pain, on offrait aussi une libation, qui était le vin; pareillement dans la,Sainte Cène; c'est déjà que par la libation de vin ici il est entendu le vrai correspondant au bien qui est signifié par la minchah, dont il vient d'être parlé; et par la signification du quart d'un hin, en ce que c'est autant qu'il en faut pour la conjonction, N° 10136. Chacun peut voir que par la minchah, qui était le pain, et par la libation, qui était le vin, il faiut entendre, non pas purement du pain et du vin, mais quelque chose de l'Église et du Ciel, ainsi les spirituels et les célestes qui appartiennent au Ciel et à l'Église; autrement, à quoi bon mettre sur l'autel du pain et du vin? cela était-il agréable à Jéhovah, otf cela était-il - pour Lui une odeur de repos, comme il est dit? et cela pouvait-il expier l'homme? Celui qui pense saintement sur la Parole ne peut penser que ces objets terrestres eussent été agréables à Jéhovah, s'il n'y avait pas eu en eux un Divin plus élevé et plus intérieur; celui qui croit que la Parole est Divine et spirituelle partout doit absolument croire que dans chacune de ses expressions est caché un ar-cane du ciel : mais si jusqu'à présent on n'a pas connu où est caché cet arcane, c'est parce qu'on n'a pas connu que dans chaque expression de la Parole il y a un sens interne qui est spirituel et Divin, ni que chez chaque homme il y a des anges qui perçoivent les objets de ses pensées et saisissent spirituellement la Parole, quand elle est lue par lui, et qu'alors par eux le saint influe du Seigneur, et qu'ainsi par eux il y a conjonction .du ciel avec l'homme, par conséquent conjonction du Seigneur par les cieux avec lui ; c'est pour cette raison qu'il a été donné à l'homme une telle Parole, par laquelle il peut ainsi, et non autrement, être pourvu à son salut par le Seigneur. Que la minchah, qui est le pain, signifie le bien de l'amour, et que la libation, qui est le vin, signifie le bien de la foi, et qu'elles soient perçues ainsi par les anges, c'est ce qu'on peut voir d'après tout ce qui est dit de la minchah et de la libation dans la Parole; par exemple, dans Joël : « Retranchées ont été la Minchah et la Libation de la maison de Jéhovah; dans le deuil sont les prêtres, ministres de Jéhovah ; dévasté est le champ, dans le deuil est la terre, car dévasté est le blé, tari est le moût, languissante est l'huile ; le cep a séché, et le figuier languit ; lamentez-vous, ministres de Jéhovah, car rejetées ont été de la maison de notre Dieu la minchah et la libation, parce qu'il est proche le jour de Jéhovah, et comme une dévastation par Schaddaï il vient. » — I. 9 à 15 ; — là, il s'agit du dernier temps de l'Église, quand en elle il n'y a plus ni bien de l'amour, ni vrai de la foi, ce qui est signifié par le jour de Jéhovah est proche, il vient comme une dévastation par Schaddaï ; de là, il est évident que par la minchah et la libation, qui ont été retranchées de la maison de Jéhovah, par le champ qui est dévasté, par la terre qui est dans le deuil, par le blé qui est aussi dévasté, par le moût qui est tari, par l'huile qui est languissante, et par le cep et le figuier, il est signifié des choses qui appartiennent à l'Église et au Ciel; quant à ce qui est signifié, le sens interne l'enseigne; par ce sens il est évident que par le champ est signifié l'Église quant à la réception du vrai, voir Nos 3766, 4982, 7502, 7571, 9295; par la terre, l'Église quant au bien, voir les articles cités, N° 9325 ; par le blé tout bien de l'Église, Nos 5295, 5410, 5959 ; par le moût tout vrai de l'Église, No 3580 ; par l'huile le bien de l'amour, Nos 4582, 4638, 9780 ; par le cep le bien intérieur de l'Église spirituelle, Nos 5113, 6376,9277; par le figuier le bien extérieur, Nos 217,4231, 5113 ; d'où il est évident que la minchah et la libation sont le culte d'après le bien de l'amour et d'après le vrai de la foi. Dans Malachie : |
|
||||||||