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| AC 10122. 10122. Et un taureau de péché tu feras par jour, pardessus les propitiations, signifie l'éloignement continuel des maux et des faux du mal dans l'homme naturel par le bien de l'innocence procédant du Seigneur : on le voit par la signification du taureau, en ce qu'il est le bien de l'innocence dans l'homme naturel, N°s 9391, 9990; par la signification du péché, en ce que c'est la purification des maux et des faux du mal, car par le péché est entendu le sacrifice du péché, N° 10039, et par le sacrifice du péché est signifiée la purification des maux et des faux, Nos 9938, 9990, 10022, 10053 : s'il est dit l'éloignement des maux et des faux du mal, c'est parce que les maux et les faux chex l'homme ne sont point rejetés, mais sont seulement éloignés, voir les articles cités, N° 10057 ; par la signification de par jour, ou chaque jour, en ce que c'est continuellement ; et par la signification des propitiations, en ce qu'elles sont la réception du bien de l'amour et de la foi procédant du Seigneur, après l'éloignement des maux et des faux du mal, N° 9506. Il est dit l'éloignement des maux et des faux du mal, parce que tous les faux proviennent du mal, c'est pourquoi autant est éloigné le mal, autant sont éloignés les faux ; voici ce qu'il en est : Toutes choses, dans le ciel, se réfèrent au bien et par suite au vrai ; et toutes choses, dans l'enfer, se réfèrent au mal et par suite au faux ; par conséquent il en est de même dans l'homme; toutes les choses qui viennent du ciel chez lui se réfèrent au bien et au vrai, et toutes celles qui viennent de l'enfer chez lui se réfèrent au mal et au faux ; ou, ce qui est la même chose, tout ce qui procède du Seigneur chez l'homme se réfère au bien et au vrai, et tout ce qui vient de l'homme lui-même se réfère au mal et au faux ; comme c'est à ces choses que tout se réfère dans l'univers, et que l'homme en est le réceptacle, voilàpourquoi chez l'homme il y a deux réceptacles, l'un est appelé la Volonté, et l'autre l'Entendement; la Volonté est le réceptacle du bien ou du mal, et l'Entendement est le réceptacle du vrai ou du faux ; la Volonté, qui est formée par le Seigneur et est aussi appelée Volonté nouvelle, est le réceptacle du bien ; et l'Entendement, qui est formé par le Seigneur et est aussi appelé Entendement nouveau, est le réceptacle du vrai ; mais la Volonté, qui vient du propre de l'homme et est aussi appelée Volonté vieille, est le réceptacle du mal ; et l'Entendement, qui vient du propre de l'homme et est aussi appelé Entendement vieux, est le réceptacle du faux ; l'homme naît par ses parents dans cet Entendement-ci et dans cette Volonté-ci ; mais par le Seigneur l'homme naît dans cet Entendement-là et dans cette Volonté-là; cela a lieu quand il est régénéré, car lorsque l'homme est régénéré, il est conçu et naît de nouveau ; l'homme a été créé de manière que la Volonté et l'Entendement fasseit un, ainsi de manière que les deux constituent ensemble un seul homme ; en effet, l'Entendement a été donné à l'homme, pour qu'il puisse comprendre le vrai, mais pour cette fin que le vrai soit implanté dans la volonté et devienne le bien, et autant le vrai devient chose de volonté, autant il est dans l'homme, car la volonté est l'intime de l'homme, et elle est l'être de sa vie, mais l'entendement est extérieur, et il existe par suite ; car ce que l'homme veut, il l'aime, et ce qu'il aime, il le sent comme plaisir, et eu conséquence il l'appelle bien ; l'entendement est favorable à ce que l'homme aime, et il le confirme par des raisons, et l'homme appelle vrais ces raisons ; c'est de là que la volonté et l'entendement font réellement un, mais il semble qu'il en soit autrement, ainsi qu'il arrive, quand l'homme comprend le vrai, et cependant veut le mal ; néanmoins quand il a été laissé à lui-même, et qu'il pense par lui-même, il comprend absolument comme il veut, c'est-à-dire, comme il aime : si l'homme qui veut le mal peut néanmoins énoncer le vrai, et aussi faire le bien, c'est par une hypocrisie à laquelle le vrai et le bien servent de moyens ; un tel homme, si ces moyens lui sont ôtés, et qu'il soit abandonné à sa liberté, se précipite dans les maux selon le caprice de sa volonté, et il en prend la défense par sa faculté intellectuelle : c'est ce qui est surtout évident par de semblables hommes dans l'autre vie ; là, chacun vient dans un état semblable à sa volonté ; et alors ceux qui n'ont pas reçu du Seigneur une volonté nouvelle se précipitent dans les maux de tout genre, et ont des pensées qui sont favorables à ces maux, quoique dans le monde ils aient parlé autrement et agi autrement : en effet, la loi de l'ordre Divin est que la Volonté et l'Entendement fassent un seul mental, ainsi un seul homme, et que par conséquent l'homme soit tout entier dans le ciel ou dans l'enfer, et ne soit pas suspendu entre l'un et l'autre, c'est-à-dire qu'il ne regarde pas de l'œil vers les choses qui sont du ciel, et de cœur vers celles qui sont de l'enfer ; par le cœur il est entendu la volonté, et par l'œil l'entendement. |
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