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| Ciel et Enfer 302. J'ai parlé avec des anges de la conjonction du Ciel avec le genre humain. Je leur disais que l'homme de l'Eglise déclare que tout bien vient de Dieu, et qu'il y a des anges chez l'homme, bien que peu de personnes croient que les anges sont conjoints à l'homme, encore moins qu'ils sont dans sa pensée et dans son affection. Les anges répondirent qu'ils savaient que tels sont la foi et le langage dans le monde, et ils s'étonnaient que cette croyance puisse exister au-dedans de l'Eglise où il y a la Parole qui donne les enseignements sur le Ciel et sur sa conjonction avec l'homme. Cependant cette conjonction est telle, que l'homme ne peut penser sans les esprits qui lui sont adjoints, et de là dépend sa vie spirituelle. Ils me dirent que la cause de cette ignorance vient de l'homme qui croit vivre par lui-même, sans un lien avec le Premier Etre de la vie, et ne sait pas que ce lien traverse les Cieux. Si ce lien était rompu, l'homme tomberait mort à l'instant. Si l'homme croyait, — comme cela est — que tout bien vient du Seigneur, et tout mal de l'enfer, il ne ferait pas le bien pour le mérite, et le mal ne lui serait pas imputé. De cette manière, il regarderait vers le Seigneur pour tout bien qu'il pense et fait; tout mal qui influe serait rejette vers l'enfer d'où il vient. Comme l'homme ne croit à aucun influx du Ciel ni à aucun influx de l'enfer, et s'imagine que toutes les choses qu'il pense et veut sont en lui et viennent de lui, il s'approprie le mal et souille par le mérite le bien qui influe. (1) Chez chaque homme il y a des Anges et des Esprits, et c'est par eux que l'homme a communication avec le monde spirituel, Nos 697, 2796, 2886, 2887, 4047, 4048, 5846 à 5866, 5976 à 5993. L'homme sans des Esprits chez lui ne peut vivre, N° 5993. L'homme n'est pas vu par les Esprits, de même que les Esprits ne sont pas non plus vus par l’homme, N° 5865. Les Esprits chez l'homme ne peuvent rien voir de ce qui est dans notre monde solaire; ils voient seulement chez l'homme avec lequel ils parlent, No 1880. (2) Toute liberté (liberum) appartient à l'amour et à l'affection, parce que ce que l’homme aime il le fait librement, Nos 2870, 3158, 8987, 8990, 9585, 9591. La liberté, appartenant à l'amour, appartient à la vie de chacun. No 2873. Rien n'apparaît comme appartenant en propre à l'homme que ce qui provient de la liberté, N° 2880. Il faut qu'il y ait chez l'homme liberté, pour qu'il puisse être reformé, Nos 1937, 1947, 2876, 2881, 3145, 3146, 3158, 4031, 8700; autrement, l'amour du bien et du vrai ne peut être implanté dans l’homme, ni lui être approprié en apparence comme sien, Nos 2877, 2879, 2880, 2888, 8700. Rien de ce qui est fait par contrainte n'est conjoint à l’homme, Nos 2875, 8700. Si l'homme pouvait être reformé par contrainte, tous les hommes seraient reformés, N° 2881. La contrainte dans la réformation est nuisible, N° 4031. Quel est l'état de celui qui est contraint, N° 8392. (3) La différence entre les hommes et les bêtes consiste en ce que les hommes peuvent être élevés par le Seigneur vers Lui-Même, et penser au Divin. L'aimer, ainsi être conjoints au Seigneur, d'où leur vient la vie éternelle; mais il en est autrement des bêtes, Nos 4525, 6323, 9231. Les bêtes sont dans l'ordre de leur vie, aussi naissent-elles dans la convenance de leur nature, mais il n'en est pas de même de l'homme, qui, en conséquence, doit être introduit par les intellectuels dans l'ordre de la vie, Nos 637, 5850, 6323. C'est selon l'influx commun que la pensée tombe dans le langage, et la volonté dans les gestes chez l'homme, Nos 5862, 5990, 6192, 6211. De l'influx commun du monde spirituel dans les vies des bêtes, Nos 1633, 3646. (4) Il y a un influx immédiat procédant du Seigneur et aussi un influx médiat par le monde spirituel, Nos 6063, 6307, 6472, 9682, 9683. Il y a influx immédiat du Seigneur jusque dans les plus petits singuliers, Nos 6058, 6474 à 6478, 8717, 8728. Le Seigneur influe dans les premiers et en même temps dans les derniers; de quelle manière, Nos 5147, 5150, 6473, 7004, 7007, 7270, L'influx du Seigneur est dans le bien chez l'homme, et par le bien dans le vrai, et non vice versa, Nos 5482, 5649, 6027, 8685, 8701, 10153. La vie qui influe du Seigneur est variée selon l'état de 1'homme et selon la réception, Nos 2069, 5986, 6472, 7343. Chez les méchants, le bien qui influe du Seigneur est changé en mal et le vrai en faux; illustré d'après l'expérience, Nos 3643, 4632. Autant le mal et le faux provenant du mal ne font point obstacle, autant le bien et par la suite le vrai qui influent continuellement du Seigneur sont reçus, Nos 2411, 3142, 6147, 5828. (5) Ceux qui n'ont pas de conscience ne savent pas ce que c'est que la conscience, Nos 7490, 9121. Il en est qui se moquent de la conscience, quand ils entendent dire en quoi elle consiste, N° 7217. Quelques-uns croient que la conscience n'est rien; d'autres croient que c'est une sorte de tristesse douloureuse naturelle provenant ou de causes relatives au corps ou de choses relatives au monde; d'autres croient que c'est chez le vulgaire quelque chose qui provient de la religiosité, N° 950. II y a une conscience vraie, une conscience batarde et une conscience fausse, N° 1033. La douleur de la conscience est une anxiété du mental à cause d'un manque de justice, d'un manque de sincérité, et à cause d'un mal quelconque que l'homme croit être contre Dieu et contre le bien du prochain, N° 7217. Il y a conscience chez ceux qui sont dans l'amour envers Dieu et dans la charité à l’égard du prochain, mais non chez ceux qui n'y sont pas, Nos 831, 965, 2380, 7490. |
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